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Ressources feuillures pour les accroches de menuiserie, d’ autres ont des éléments métalliques insérés dedans comme des garde-corps. Ce sont des choses auxquelles il faut faire attention et qu’ il faut prendre en compte pour assurer un bon démontage.
Vous avez une idée de ce qu’ est un bloc de pierre de réemploi brut de démontage. Je vous montre ces photos pour illustrer le fait qu’ un matériau de réemploi brut de démontage est différent d’ un matériau neuf. Il a des défauts liés à l’ usure, à l’ usage que l’ on en a fait, au passage du temps et aux rénovations successives. Par exemple, on s’ est rendu compte que les rénovations de façade avaient amené les ouvriers à boucher certains trous de joint avec des enduits, ce qui est normal. Tout cela se révèle quand vous démontez les pierres, parce que vous vous rendez compte que certaines arêtes ne sont pas en bon état ou que certains angles sont abîmés. Tout cela a cristallisé des questions pour le concepteur et pour le maître d’ ouvrage récepteur du matériau sur la façon dont on travaille avec cela, dont on s’ en accommode et la façon de gérer la question du matériau de seconde main.
La logistique est au cœur des problématiques de réemploi, parce que qui dit réemploi, dit circulation des matériaux, donc espace nécessaire pour les stocker. Cela commence par le chantier. Les chantiers ne sont pas habitués à donner des espaces de stockage aussi importants pour les matériaux. Il a fallu préparer cela en amont avec l’ entreprise, regarder comment il fallait conditionner une pierre sur une palette avec des cerclages pour que cela ne s’ abîme pas pendant le transport et pour que cela ne tombe pas. Cela doit être protégé des intempéries, mais si on ne la laisse pas dehors trop longtemps, on peut la stocker dehors.
Il faut aussi stocker après le chantier si l’ on n’ a pas encore trouvé les opérations réceptrices des matériaux. Il se trouve que le bailleur avait un foncier avec un hangar pas très loin du site que l’ on a utilisé pour stocker nos pierres et que l’ on a mutualisé avec l’ activité d’ un revendeur de matériaux local pour que lui-même profite d’ une partie de cette surface de stockage que l’ on n’ utilisait pas et qu’ il garde nos pierres. C’ était une sorte d’ échange de services pour assurer ce stockage qui va aller jusqu’ à 2 ans pour les pierres qui resteront le plus longtemps dans le stock.
L’ économie du réemploi consiste à déplacer des dépenses que l’ on va mettre dans l’ extraction de ressources vierges vers des dépenses liées à de la main d’ œuvre, qui va être particulièrement prégnante dans les questions de démontage. Démolir, c’ est beaucoup d’ engins mécaniques, et démonter, c’ est beaucoup de main d’ œuvre.
La préparation des matériaux est la deuxième étape qui a un impact du point de vue économique et qui va engendrer de la maind’ œuvre. Préparer veut dire trier, nettoyer, réparer, remettre aux dimensions, etc. On peut trouver une opportunité dans la reterritorialisation de l’ activité économique parce que l’ on va recréer de l’ activité, donc des emplois, grâce à de nouveaux métiers et de nouveaux endroits qui vont accueillir les matériaux pour qu’ ils soient remis en circulation.
Concernant le bilan économique du projet, le réemploi est « compétitif » dans le sens où le bloc de pierre que l’ on a nettoyé à la fin du chantier est moins cher que le bloc de pierre taillé six faces de la carrière du coin, même si ce n’ est pas le même bloc.
Le deuxième constat est que l’ on a affecté les ressources de l’ argent vers de la main d’ œuvre et pas vers de l’ extraction.
Le troisième constat est que l’ angle économique ne doit pas être mis en avant en premier dans un projet. Notre objectif est de faire jeu égal par rapport à une solution classique sur le plan économique. Parfois, on y arrive, parfois non. En tout cas, il n’ y a pas de réponse unique à la question: « Le réemploi est-il plus cher ou moins cher? ». Les bénéfices, avant d’ être économiques, sont environnementaux et sociaux. Je ne rentre pas dans le détail parce que je pense que vous connaissez les chiffres.
Le premier chantier de remise en œuvre, le plus modeste, le plus simple et le plus efficace dans le sens où l’ on a été en flux tendu entre le chantier de démolition et le chantier de construction, ce qui arrive très rarement, est la construction de murs de séparation dans une commune voisine, dans un quartier de logements sociaux. On a pu commencer à tester la remise en œuvre des blocs, l’ appareillage, le jointage, le travail de couverture des ouvrages, etc. Il s’ agissait de ne pas avoir de stockage intermédiaire entre les deux opérations, de baisser relativement les coûts parce que, dans ce cas, cela ne coûtait pas très cher de stocker, pour avoir un premier retour d’ expérience. Je vous passe les questions de propriété avec le maître d’ ouvrage qui doit établir des contrats de vente ou de don qui actent le transfert de propriété, donc le transfert de responsabilité pour les matériaux.
Le deuxième chantier est plus intéressant du point de vue de la mise en œuvre. On a travaillé avec des architectes de Petit Œuvre qui sont installés à Nantes dans une opération de logements sociaux pour remettre en œuvre ces blocs en murets séparatifs. On a découvert des choses assez chouettes. La première était la question de devoir recomposer avec les blocs existants de différentes tailles des murs qui étaient dessinés avec des longueurs fixes. Deux solutions ont été trouvées: soit un calepinage avec des joints ouverts et des petites réserves qui vont accueillir des tuiles de chute de chantier pour être comblées, soit une
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