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Contexte
Mme Petkova.
Les synergies sont à trouver par les acteurs dans les différents contextes. Pour ce cas en Suisse, c’ était financièrement impossible d’ engager des tailleurs de pierre pour la durée des travaux de construction. Les discussions que l’ on a eues avec les architectes a posteriori allaient plus dans le sens d’ un accompagnement, peut-être au début du chantier, des maçons de l’ entreprise générale pour leur montrer certaines techniques et partager des outils liés au levage, au calage et à la mise en œuvre des joints. Cet accompagnement serait limité dans le temps pour des raisons économiques, puisqu’ il s’ agit d’ une opération de logements sociaux à une assez grande échelle, soumis à des budgets très restreints.
M. Le Bihan. l’ associer à une structure en bois derrière. C’ est la même logique d’ économie de matière qui a fait qu’ autrefois, à Cambridge, ils construisaient en associant la pierre et la brique.
Mme Roy. Héloïse Roy, architecte.
Je voulais savoir si votre étude était disponible en ligne, en accès libre.
Mme Petkova.
Pas pour l’ instant, il y a un embargo, parce qu’ un livre va sortir bientôt. Ce n’ est pas encore disponible, mais bientôt sous forme de livre, j’ espère.
Merci.
Un intervenant.
J’ ai une question par rapport à l’ analyse que vous avez faite des projets dans différents pays. On sait qu’ il n’ y a pas de la pierre partout et dans la même quantité. Quelle est la part de l’ absence de ressources dans les différents projets? Quel impact cela a-t-il sur les projets?
Mme Petkova. La disponibilité?
Un intervenant. En Suisse, il y a moins de pierre qu’ en France.
Mme Petkova.
Il y a beaucoup de pierre en Suisse. L’ architecte( inaudible), qui est aussi professeur, a reçu une subvention importante du Gouvernement pour étudier les perspectives de la construction en pierre massive en Suisse. La ressource est là, mais elle est différente en nature. Pour ce projet, ils avaient prévu d’ utiliser du gneiss, une pierre plus lourde que la pierre calcaire, qui allait générer des coûts supplémentaires du fait de son poids, puisque c’ est plus difficile à extraire et à transporter. La disponibilité de la ressource dans ce contexte était plus liée à la nature de la ressource qu’ à la ressource en soi.
Le contexte anglais était un contexte patrimonial où il fallait utiliser la même pierre qui était présente dans les autres bâtiments du campus ou une pierre semblable. Cette pierre est quasiment épuisée, d’ où le fait de l’ employer en structure autoporteuse sur l’ extérieur et de
Même intervenante. Merci.
Mme Verdi. Sylvia Verdi, architecte.
Je voulais connaître le lien entre la commande initiale, le désir que vous évoquez, au moins pour IBAVI, si j’ ai bien compris, qui est de la maîtrise d’ ouvrage, et quel acteur devait faire le plus de pédagogie. Apparemment, il y a aussi de la pédagogie envers les habitants, selon de qui vient la demande et le souhait de pierre au départ, entre la maîtrise d’ ouvrage et le maître d’ œuvre … Est-ce imposé dans la commande au départ?
Mme Petkova.
Je pense que la volonté de la maîtrise d’ ouvrage pour la pierre a été clé pour les projets en Suisse et en Espagne. En Suisse, le client avait envisagé un bâtiment en bois, alors qu’ il avait découvert qu’ il allait construire un bâtiment en pierre sans aucune référence en Suisse. Il y avait un travail de pédagogie très important de la part des architectes pour montrer la faisabilité et l’ intérêt d’ employer la pierre. Ce choix a été remis en question de nombreuses fois pendant le processus de conception et même pendant les appels d’ offres, puisque le premier appel d’ offres a été infructueux et qu’ aucune réponse ne rentrait dans les budgets.
Dans le cadre d’ IBAVI, l’ initiative vient de la maîtrise d’ ouvrage, donc il n’ y avait pas ce travail de médiation à faire. Ils ont pris en charge le travail exploratoire de recherche nécessaire pour pouvoir construire en pierre locale.
35 COLLOQUE- LA PIERRE, UN CHOIX SOCIÉTAL