Contexte étaient possibles, donc nous pouvions faire des scénarios pour explorer les tenants et aboutissants de chaque scénario et pour éclairer l’ action publique. Le rôle de l’ ADEME est d’ être experte auprès de l’ État.
On a fait quatre scénarios. La logique des deux premiers scénarios est de limiter l’ impact de l’ activité humaine sur son environnement, donc de baisser au maximum nos besoins pour limiter nos impacts. Dans le deuxième scénario, on laisse filer les impacts et on vient les compenser. On va émettre plus de carbone, on va capter plus de carbone, on va plus artificialiser, donc il va falloir trouver des surfaces pour renaturer.
Ces scénarios sont un peu des caricatures. Dans le scénario 1, on est très sobre. Le scénario 4 s’ appelle « Pari réparateur » et c’ est un pari sur des technologies encore peu matures. C’ est bien normal que ce soit des caricatures, parce que l’ objectif est de montrer les tenants et aboutissants pour que chacun puisse avoir en tête les conséquences de ces scénarios et pour que l’ on puisse choisir en connaissance de cause.
Vous voyez des univers qui commencent à se dessiner. Le scénario 1, « Génération frugale », est celui du low tech, d’ une frugalité plutôt contrainte, parce qu’ on va très vite dans la mise en œuvre de la sobriété et d’ une rénovation massive. C’ est un scénario de rééquilibrage territorial, c’ est-à-dire que l’ on vient revivre à des endroits où l’ on a vécu par le passé( diagonale des faibles densités), alors que dans un scénario plutôt tendanciel, on va continuer la métropolisation de la population française telle qu’ on l’ a vécue sur les 40 dernières années. pas modifier notre mode de consommation et réussir à décarboner nos économies. C’ est un scénario qui a beaucoup de déconstructions / reconstructions, notamment pour densifier les métropoles puisque l’ on continue à vivre en métropole. Qu’ est ce que cela donne quand on projette un scénario très sobre et un scénario pas sobre du tout à 2050? On va d’ abord s’ intéresser à l’ impact en termes d’ émission de gaz à effet de serre des bâtiments en France. Quand on parle des bâtiments, on couvre le résidentiel et le tertiaire, donc les logements, les hôpitaux, l’ enseignement, le bio, etc. Sur le premier graphique( voir figure P2.6), vous voyez les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment en France en 2015, sur la phase d’ exploitation du bâtiment, c’ est-à-dire combien on émet sur une année pour utiliser nos bâtiments.
Ensuite, vous avez le scénario tendanciel, c’ est-à-dire si l’ on ne change pas les tendances actuelles. La bonne nouvelle est que l’ on baisse quand même nos émissions, mais la mauvaise nouvelle est qu’ on ne les baisse pas assez pour pouvoir absorber toutes ces émissions. Je pense que je ne surprends personne en disant cela, un scénario tendanciel n’ est pas compatible avec la neutralité carbone.
Dans les scénarios 1, 2 et 3, on baisse au maximum les émissions de gaz à effet de serre. On est sur quelque chose de résiduel. On ne le fait pas de la même façon: dans les scénarios 1 et 2, on baisse au maximum les consommations d’ énergie. Dans le scénario 3, on utilise plus d’ énergie, mais plus décarbonée. Le scénario 4 est un scénario où l’ on continue à émettre beaucoup.
En 2050, le logement reste la principale source de consommation d ' énergie.
À l’ opposé, le scénario 4, si je vous dis consommation de masse, étalement urbain, captage du CO 2 dans l’ atmosphère, intelligence artificielle, je pense que vous voyez le tableau.
Le scénario 2 est un scénario de coopération, où l’ on va un peu moins vite que sur le scénario 1 sur la sobriété. On est encore dans l’ activation du levier de sobriété, mais de façon partagée entre les territoires.
Enfin, le scénario 3 est un scénario où l’ on essaie de trouver cette ligne de crête entre ne
Cela veut dire qu’ il faut accélérer la tendance et parvenir à des émissions résiduelles. Qu’ est ce que cela veut dire en termes de consommation d’ énergie que l’ on peut se permettre dans nos bâtiments à 2050? Vous voyez 2015 et ce que l’ on consomme à l’ heure actuelle. Dans un scénario tendanciel où l’ on continue à rénover mais aussi à multiplier les objets dans nos bâtiments, on baisse de 20 % nos consommations d’ énergie à 2050. Dans un scénario 1, on baisse de moitié les consommations d’ énergie du bâtiment. Ensuite, cela monte jusqu’ au scénario 4.
En orange, c’ est le logement, en vert, le tertiaire( voir figure P2.6). En 2050, le logement reste la principale source de consommation d’ énergie. En vert clair, vous avez ce qui s’ appelle « Tertiaire autre », dans lequel se cachent les data centers. La part verte grimpe dans le scénario tendanciel. La consommation d’ énergie des data centers est une magnifique exponentielle, donc on baisse les consommations d’ un côté, mais on augmente d’ autres consommations de l’ autre dans un scénario tendanciel.
Que veulent dire les chiffres globaux en
18 COLLOQUE- LA PIERRE, UN CHOIX SOCIÉTAL