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Conclusion
M. Le Bihan.
Je vais me prêter à l’ exercice, sur la question, aussi.
Quelle ressource? Je vais être assez synthétique: une ressource bien sûr locale. La dimension de localisme est très importante, comme exposé ce matin, dans les dynamiques d’ enjeux environnementaux, de localité, de bon sens en fait. Quand on veut construire à un endroit, il ne faut pas aller chercher la ressource à un autre bout.
Des études viennent l’ appuyer et le prouver par A plus B en fonction des enjeux environnementaux, mais revenons à du bon sens: utiliser la ressource qui est à la fois sous nos pieds, accessible et proche de nous pour construire ce que l’ on souhaite et à notre mesure.
Avec quelle technique? Les métiers de la pierre sont très symboliques de cela. Une technique qui s’ adapte à la ressource disponible et donc aux territoires. Ce que l’ on appelle l’ architecture vernaculaire, sur l’ ensemble des régions de France. Quand on se balade en France, on ne tombe pas sur la même architecture, d’ une région à une autre.
Comme pour le métier de couvreur, il faut mettre cela en valeur, que les gens puissent s’ approprier l’ identité régionale d’ un métier, à travers ce qu’ ils connaissent dans leur région. C’ est aussi cultiver les savoir-faire et cultiver les
savoir-faire de proximité, qui sont adaptés aux ressources locales.
Animation de la table ronde finale par Dominique Gauzin-Müller
Je pense aussi à la démonstration du projet. Sébastien évoquait l’ appareillage tout à l’ heure sur son chantier. Il était nécessaire d’ adapter la coupe de la ressource. La pierre ne permettait pas de faire des linteaux monolithes; on a donc fait des plates-bandes. C’ était tout aussi économique. C’ est raisonné.
Il n’ y a pas une technique à employer; il faut utiliser ce mot au pluriel. C’ est justement là que c’ est riche. Il y aura toujours des compétences de base à transmettre. C’ est important de bien les cultiver, bien les renforcer. Aussi accompagner et transmettre: toute la richesse et les particularités de nos métiers sont nécessaires.
« Quels artisans? »: pour moi, ce sont des artisans qui ont les connaissances et les compétences d’ intervenir sur ces chantiers pour bien faire les choses. En cela aussi, il y a un devoir de transmettre les compétences qui vont bien, pour faire en sorte que nos métiers et les savoir-faire ne se perdent pas. En France, nous avons une richesse, au travers des professionnels qui étaient présents aujourd’ hui dans la salle, mais pas seulement, grâce aussi à la restauration du patrimoine. C’ est en grande partie sauvegarder nos savoir-faire, en nous permettant de les cultiver. Le patrimoine, le monument historique est un terrain de jeu idéal pour apprendre et transmettre un métier.
128 COLLOQUE- LA PIERRE, UN CHOIX SOCIÉTAL