Callatis Francais Blogspot | Page 3

Des livres du passé au livre de la vie, Sans cesser de compter les peupliers, Les peupliers de la lumière, de la justice et de l’amour, Qui restaient impairs à jamais. Il y a eu des tilleuls aussi, Et deux amoureux qui savaient, en un seul baiser, Faire tomber toutes leurs fleurs En congères dorées. Et des oiseaux ou des nuages Qui glissaient au-dessus d’eux comme De longues et mouvantes plaintes. Et comme il leur fallait un nom, à toutes ces choses-là, Un seul nom, On les a appelées Eminescu. MARIN SORESCU