Des livres du passé au livre de la vie,
Sans cesser de compter les peupliers,
Les peupliers de la lumière, de la justice et de l’amour,
Qui restaient impairs à jamais.
Il y a eu des tilleuls aussi,
Et deux amoureux qui savaient, en un seul baiser,
Faire tomber toutes leurs fleurs
En congères dorées.
Et des oiseaux ou des nuages
Qui glissaient au-dessus d’eux comme
De longues et mouvantes plaintes.
Et comme il leur fallait un nom, à toutes ces choses-là,
Un seul nom,
On les a appelées
Eminescu.
MARIN SORESCU