En 1975, CDL a vu s’ accroître son autorisation à conclure des marchés et à en augmenter la valeur sans l’ autorisation du Conseil du Trésor, une mesure qui a permis de réduire le temps nécessaire à l’ attribution de nombreux marchés de construction. Un peu plus tard au cours de la même décennie est apparu le processus d’ appel d’ offres court, un autre moyen d’ économiser du temps, destiné à accélérer l’ attribution de petits marchés. Mis à l’ essai dans la Région de l’ Atlantique dès le 1 er avril 1977, ce processus s’ est avéré si efficace qu’ on l’ a adopté à l’ échelle nationale dès janvier 1978.
Lors d’ une entrevue accordée en 2007, Alec Lawson décrivait ainsi la formule de CDL:
Quand tu sais vraiment ce que tu fais et que quelqu’ un t’ appuie, tu peux vraiment faire de grandes choses pour ton pays. Ça, c’ était le genre d’ atmosphère qui régnait à CDL dans mon temps.
M. Lawson se souvient d’ avoir été envoyé à Halifax, à la fin des années 1970, pour diagnostiquer les problèmes d’ un projet pour lequel Lockheed Martin exigeait à CDL et au MDN une pénalité de 50 000 dollars par jour de retard sur la construction des installations destinées aux aéronefs. Dans son rapport, il demandait à CDL 300 000 dollars pour finir le travail à temps. Les responsables du siège social ont accepté, arguant qu’ il s’ agissait de l’ équivalent d’ une pénalité de six jours, et que, parfois, il faut dépenser pour économiser.
Voilà le genre de chose que j’ étais autorisé à faire, et pour ce qui est de l’ appui … J’ ai été quart-arrière pour les Rough Riders d’ Ottawa, donc je sais ce que c’ est, d’ un point de vue professionnel, que de travailler en équipe. Un quart-arrière qui ne travaille pas en équipe est un quart-arrière mort. La coopération avec les entrepreneurs était concrète. Il n’ y avait pas de confrontation.
M. Lawson a aussi parlé du rapprochement entre le MDN et CDL. En effet, ces deux organisations étaient, semble-t-il, beaucoup plus proches l’ une de l’ autre au milieu des années 1970 qu’ à l’ origine, au début des années 1950.
À pied d’ œuvre Pendant cette période de réorganisation et de reprise, les nouvelles recrues de CDL ont été rapidement intégrées; on leur donnait à la fois des responsabilités et de l’ appui.
Ian Ashton, conseiller technique, raconte son premier été avec CDL à Petawawa, entre la première et la deuxième année de son baccalauréat en génie:
J’ ai été impressionné […] par le niveau de responsabilité que l’ on m’ a confiée et l’ ampleur du soutien que j’ ai reçu […]. À cette époque, tous les employés, sauf le gestionnaire et la secrétaire, étaient des gens de métier chevronnés. Tous possédaient un savoir-faire technique et racontaient de longues histoires généralement pertinentes aux travaux en cours, […] des trucs du métier, des raccourcis à surveiller et de dures leçons apprises sur le tas.
De nouvelles étapes en prévision Au cours des années 1970, le vérificateur général du Canada a exprimé des inquiétudes à propos de la gestion et du contrôle financier des sociétés d’ État. En 1976, huit ans avant qu’ une telle mesure devienne obligatoire, le conseil d’ administration de CDL a approuvé la création d’ un comité de vérification responsable d’ examiner les rapports du vérificateur général sur les activités de la Société et ses rapports annuels, et de recommander des mesures à prendre.
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