Bâtir sur l´innovation – Histoires de Construction de Défense | 页面 39

Naturellement, si le nombre de programmes diminuait, il fallait effectuer des mises à pied parmi les employés temporaires, mais nous pouvions quand même conserver les meilleurs. Comme ça, on s’ améliorait sans cesse.
Len Harper, qui a commencé à travailler pour CDL en 1956 et qui y est resté jusqu’ à la retraite en 1988, avait sa petite idée sur la façon dont la Société pouvait attirer et conserver les gens ayant les aptitudes nécessaires:
L’ un des aspects de CDL qui m’ a beaucoup impressionné, du temps où j’ étais ingénieur des travaux, et plus tard aussi, est l’ immense autorité technique et financière qu’ on nous donnait. Avec toute cette autorité venait une responsabilité tout aussi grande, voire plus encore. On était responsable de garantir aux contribuables le meilleur rapport qualité-prix pour leurs impôts, et de fournir au propriétaire qui avait financé le projet des installations de qualité. On était responsable par rapport aux employés du siège social et de la succursale, qui comptaient sur nous, à nos propres employés sur le chantier, à l’ entrepreneur, avec lequel il fallait traiter fermement mais justement, et enfin, au véritable utilisateur( le soldat, le marin ou l’ aviateur).
En octobre 1958, CDL a dirigé son plus important marché jusqu’ à ce jour pour un seul bâtiment, soit un marché de 7,9 millions de dollars pour la construction du Centre médical de la Défense nationale à Ottawa, qui était à l’ époque considéré comme l’ un des hôpitaux les plus modernes. Les travaux de construction allaient bon train. Nous étions même en avance sur le calendrier et avions presque terminé dès mars 1961, plutôt qu’ à l’ automne, grâce aux efforts conjoints du gouvernement et de l’ entrepreneur visant à maintenir un programme efficace de construction en hiver.
M. Harper y va d’ une observation intéressante:
En travaillant pour CDL, j’ ai éprouvé de nombreuses satisfactions au fil des années. L’ une des plus grandes, mais l’ une des plus subtiles aussi, a été de percevoir et de comprendre les différents sentiments éprouvés lorsqu’ on terminait un bâtiment comme le Centre médical de la Défense nationale à Ottawa( qu’ on peut sans crainte utiliser au maximum de sa capacité à des fins méritoires) ou le bunker de Penhold, Alberta,( lequel, nous l’ espérons, ne remplira jamais ses fonctions initiales).
À l’ œuvre avec l’ Aviation royale du Canada Au cours de cette période, l’ ARC a tenu CDL assez occupée. Le Canadair Argus, le plus gros aéronef jamais fabriqué au Canada à l’ époque, avait été choisi pour remplacer l’ Avro Lancaster, qui vieillissait, et nécessiterait de nouvelles installations de soutien à Greenwood( Nouvelle-Écosse) et à Summerside( Île-du-Prince-Édouard). En 1960-1961, les travaux, y compris la construction de hangars-ateliers à toiture en porte-à-faux, étaient en grande partie terminés.
Dans les Maritimes, les travaux tiraient à leur fin, alors qu’ ils battaient leur plein à Trenton, où l’ on construisait un hangar à toiture en porte-à-faux d’ une superficie de près de 2,5 hectares, devant abriter le Commandement du transport de l’ ARC. De plus, la décision d’ acquérir des intercepteurs CF-101 des États-Unis pour remplacer l’ infortuné Avro Arrow a conduit à des marchés d’ une valeur de 3,3 millions de dollars pour la construction de nouvelles installations à Chatham( Nouveau-Brunswick), à Bagotville et à Val D’ Or( Québec), à Cold Lake( Alberta) et à Comox( Colombie-Britannique).
En 1962 et en 1963, CDL a aussi supervisé un projet visant à fournir à l’ ARC des unités d’ habitation préfabriquées. Construites sur une chaîne de montage, ces unités pouvaient être transportées par camion ou par train jusqu’ à destination et pouvaient même survivre à plusieurs déménagements. Elles ont sans doute assez bien répondu aux besoins, puisqu’ après sa première commande de 345 unités, l’ ARC en a commandé 600 autres.
Bâtir sur l’ innovation Construction de Défense Canada
29