en ce moment sont de nationalité ivoirienne. Il s’ agit d’ anciens de Carrosseries de Côte d’ Ivoire( CARICI), une entreprise qui opérait à Abidjan. Le Cameroun attend encore de former ses premiers ingénieurs en construction automobile. L’ entreprise éprouve pourtant le besoin d’ en avoir une trentaine et 250 techniciens dans le domaine. C’ est à l’ Etat que revient la mission de former. Autre entrave: le foncier. Sotrabus a besoin d’ un vaste espace pour construire l’ usine qui lui permettra de lancer la production en série, afin d’ être capable de sortir au mois 100 véhicules chaque mois. La demande faite à l’ Etat n’ a pas encore |
trouvé de réponse favorable. C’ est pourtant une entreprise publique, la Mission d’ Aménagement des zones industrielles( MAGZI), qui a octroyé en 2015 un vaste espace à Bonabéri( Douala) au consortium indo-chinois Azad Coach / Youtong, pour la construction de l’ usine de la Cameroon Automobile Industry. Ce sera une entreprise d’ assemblage de véhicules à capitaux étrangers. A l’ observation, le gouvernement camerounais semble plus préoccupé par les opérateurs venus d’ ailleurs que par les nationaux.
Sotrabus fait également face au défi de l’ approvisionnement en matières premières.
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L’ entreprise importe les moteurs de Mercedes, les châssis de Volvo et les tôles en acier galvanisé d’ Allemagne. Les responsables plaident pour la mise en place au Cameroun d’ une industrie lourde capable de fabriquer certains de ces composants, afin de réduire la dépendance visà-vis des importations. L’ on peut évoquer au passage la question des financements. D’ après Joseph Ndjie, directeur par intérim de Sotrabus, les banques camerounaises réchignent à suivre cette initiative. Cependant, la plus grosse déception vient de l’ Etat du Cameroun qui a préféré faire confiance au constructeur portugais Irmaos Mota quand il s’ est |
posé le problème de la fourniture des bus pour l’ édition 2016 pour la Coupe d’ Afriques des Nations de football féminin. La même enteprise va fournir les véhicules pour la mise en route de la nouvelle société de transport urbain de la ville de Yaoundé. Un vrai uppercut porté au made in Cameroon. A l’ opposé de la logique de construction des champions nationaux. Sotrabus peut pourtant dominer une bonne vingtaine de pays africains qui importent ces matériels roulants d’ Asie ou d’ Europe. Mais il faut un accompagnement conséquent. |