[ métier ] compagnons 9
Marianne, Bourguignonne, 22 ans
« Avant de devenir plombière-chauffagiste, j’ ai obtenu un bachelor en architecture d’ intérieur et scénographie. »
Lors de la fête de l’ Ascension organisée à Pau en 2025 avec le corps de métier des couvreurs, Angevine au premier plan à gauche.
Gabrielle, Bretonne, 24 ans
« Titulaire d’ un bac S, j’ ai débuté par un CAP Monteur en installations thermiques chez les Compagnons du Devoir. À l’ origine, je voulais faire des études d’ architecture, mais je ne me voyais pas travailler dans un bureau. J’ ai toujours aimé le travail manuel et le bricolage: petite, je passais beaucoup de temps à fabriquer et à réparer des objets avec mon père. En 3 e, j’ ai fait un stage dans l’ entreprise de plomberie et d’ électricité de mon beau-père. J’ ai tout de suite aimé l’ ambiance du chantier et le fait que notre travail serve à quelque chose. C’ est resté dans un coin de ma tête. »
Qu’ est-ce qui vous a motivé à choisir ce métier? Et pourquoi vous former chez les Compagnons du Devoir?
Bretonne, « star » d’ un reportage de l’ Association ouvrière consacré à la promotion de son métier.
Noémie, Alsacienne Cœur Sincère, 31 ans
« J’ ai grandi auprès de la ferme familiale où l’ on fabriquait du fromage de chèvre, de vache et de brebis. Une enfance en communauté, dans le travail, au rythme de la campagne et des saisons. Après le lycée, je me suis inscrite en fac de psychologie, mais je me suis vite aperçue que j’ avais besoin de bouger, physiquement et géographiquement. Après plusieurs stages dans différents domaines, j’ ai réalisé que le bâtiment, et surtout la réalisation de réseaux d’ eau et de gaz, me plaisaient énormément. »
Julie, Nivernaise, 25 ans
« J’ ai commencé mon apprentissage à 22 ans, en préparant un CAP Monteur en installations thermiques. Avant cela, j’ avais suivi des études d’ informatique, or j’ avais envie d’ un métier plus concret, où l’ on voit ce que l’ on construit, ce qui me procure bien plus d’ épanouissement. »
© Jules DESPRETZ
Angevine— « J’ ai passé la moitié de mon année à Pantin, en stage, côtoyant le corps de métier des plombiers. Leur manière de parler de leur métier, leur esprit, leur solidarité: tout m’ a donné envie de les rejoindre. C’ était un rêve d’ enfant. Mon père, Compagnon cordonnier-bottier, me faisait rêver avec son parcours et toutes les personnes incroyables qu’ il avait rencontrées. J’ ai eu envie de faire comme papa. Il m’ a demandé d’ obtenir d’ abord mon bac avant d’ intégrer le Tour de France. »
Alsacienne— « Cela vient peut-être du fait que l’ eau était au centre de tout quand on faisait du fromage. Je ne saurai pas vraiment l’ expliquer, mais dès que j’ ai mis les pieds sur un chantier avec un plombier, j’ ai trouvé le métier intéressant, logique, varié. J’ avais entendu parler des valeurs et de la rigueur des Compagnons du Devoir. Pour être honnête, je crois que m’ inscrire ailleurs ne m’ a même pas traversé l’ esprit. Sans ce système de vie en communauté, de voyage
# 360 / Septembre- octobre 2026