14 compagnons [ voyage ]
UNE ANNÉE À DUBAÏ, cap sur l’ inconnu
Pour son année à l’ étranger, Justine Billot, dite Provençale, Aspirante maroquinière, a choisi Dubaï et son énergie cosmopolite. Entre adaptation, découvertes culturelles et défis sportifs, elle raconte un séjour intense et inoubliable.
P our mon année à l’ étranger, j’ ai choisi de partir au Moyen-Orient, à Dubaï, grande métropole des Émirats arabes unis, située sur le golfe Persique. J’ avais envie de quitter l’ Europe, de découvrir un autre environnement et de vivre dans un pays ensoleillé. Il était aussi important pour moi de continuer à exercer la maroquinerie, ce qui a guidé mon choix de destination.
J’ ai eu l’ opportunité de rejoindre l’ entreprise Louis Vuitton, au sein d’ un service de réparation d’ articles de maroquinerie. Je suis donc partie de Nice fin août 2025 pour prendre mon poste début septembre.
LES DÉBUTS, ENTRE DOUTES ET RENCONTRES J’ ai découvert des facettes du métier que je n’ avais pas encore eu l’ occasion d’ explorer pendant mon Tour de France. J’ ai donc énormément appris. Grâce à ce poste très polyvalent, je pense avoir développé mes compétences en piquage, sur machine à coudre notamment, et cette expérience m’ a appris à être encore plus débrouillarde dans mon métier. J’ ai également pu découvrir une grande variété de produits: des sacs de défilé, des malles, des sacs vintage, des bijoux, des montres, des ceintures, etc.
Je vivais à Dubaï Marina, en colocation avec six à huit personnes, dans un grand appartement situé au 26 e étage avec vue sur la marina. C’ était une colocation très différente de celles que l’ on peut
Provençale entourée de ses amis lors de la course des 10 km de Dubaï.
connaître en France: chacun avait son propre rythme de vie et les colocataires étaient de nationalités très diverses. Je vivais notamment avec un Anglais, une Allemande, un Indien et un Chinois. Je les croisais finalement peu au quotidien. J’ étais d’ ailleurs l’ une des seules à utiliser régulièrement la cuisine.
Même si mon niveau d’ anglais n’ était pas très élevé, je me suis rapidement adaptée à la vie à Dubaï. Sur le plan relationnel, cela a été un peu plus long, mais j’ ai fini par faire de belles rencontres. Pour m’ intégrer, je me suis inscrite dans plusieurs clubs sportifs, j’ ai rejoint des groupes Facebook réunissant des Français et participé à diverses sorties.
J’ ai aussi rencontré des stagiaires de mon entreprise qui m’ ont intégrée à des groupes VIE( volontariat international en entreprise) qui proposaient de nombreuses activités: volley, équitation, course à pied, randonnées, padel, brunchs ou encore soirées.
À mon arrivée, je m’ étais fixé comme objectif de me remettre à la course à pied. Avec des amis, nous avons d’ abord couru les 10 km de Dubaï en novembre avant de nous lancer un défi encore plus ambitieux: le semi-marathon Iconic de Dubaï début février. C’ était une première pour moi de courir une telle distance, mais j’ ai réussi à relever ce défi.
# 360 / Septembre- octobre 2026