20 compagnons [ voyage ]
Repas chez Malik, rencontré en Mauritanie.…
Préparation du repas dans le désert de Mauritanie.
Arrivée à Abidjan pour le duo, accueilli par Vendéen à gauche.
tage intense. La valeur d’ un voyage ne se mesure pas en kilomètres, mais à la qualité des rencontres.
Merzouga, avec son désert sans fin, impose une autre réalité. La 4 L se retrouve ensablée alors que la nuit tombe, mais un 4 × 4 providentiel transforme l’ épreuve en souvenir magique. Nous passons la nuit sous un ciel étoilé, où la Voie lactée semble toucher les dunes... un moment suspendu dans l’ espace et le temps.
Marrakech nous offre ensuite ses souks colorés et ses ruelles animées, avant notre départ pour Essaouira, où nous retrouvons des connaissances en voyage. La côte atlantique dévoile ses plages sauvages et ses spots de surf jusqu’ à ce que le désert du Sahara occidental se profile à l’ horizon, avec sa chaleur écrasante et ses longues lignes droites monotones. Chaque kilomètre rappelle que la route africaine représente un défi.
POUSSIÈRE ET CHALEUR HUMAINE EN MAURITANIE Dès les premiers kilomètres en Mauritanie, le paysage change: les grandes étendues désertiques, les dunes éparses et les villages aux maisons ocre annoncent un monde plus rude, mais incroyablement vivant. La pauvreté se voit, les routes sont souvent inexistantes et les voitures semblent surgir d’ une autre époque. Pourtant, la chaleur humaine surgit à chaque salut. Les enfants, curieux et pleins de vie, s’ approchent timidement ou tendent la main.
Grâce à un Suisse rencontré à la frontière, nous sommes reçus par Malik et sa famille à Nouakchott, la capitale. Deux jours s’ écoulent en immersion totale, dans la convivialité: repas partagés, discussions sur le quotidien et la culture mauritanienne. La distribution de jouets, vêtements et matériels scolaires devient un symbole concret de partage.
Puis vient Chinguetti, célèbre pour son histoire et ses bibliothèques anciennes. Mais la route pour y parvenir s’ avère éprouvante: nids-de-poule et pistes de sable impraticables obligent à une vigilance constante. Une panne du pot d’ échappement sous un soleil implacable nous oblige à quatre heures de réparation en plein désert. Chaque geste est pesant, mais l’ aide de Madi, propriétaire d’ un magasin de pièces détachées, transforme cette épreuve en rencontre précieuse. Il nous accueille chez lui pour la nuit; nous finissons la réparation dans la lumière déclinante, le cœur léger et reconnaissant.
Sur la route, d’ autres voyageurs croisent notre chemin: Français, Allemands et Polonais à vélo, partis pour des aventures incroyables. Ces rencontres rappellent qu’ il y a toujours plus fou, plus audacieux que soi.
L’ arrivée au Sénégal représente une véritable bouffée d’ air après la Mauritanie. Le vert des champs et la vie foisonnante des villages contrastent avec les vastes étendues désertiques traversées précédemment. Dès les premiers kilomètres, la Teranga, cette fameuse hospitalité sénégalaise, existe bel et bien. Elle se manifeste dans chaque « bonjour ».
Le passage de la 4 L à la douane s’ avère difficile en raison de longues formalités et de discussions interminables. La nuit passée sur place devient un moment d’ attente mêlée d’ anticipation et de curiosité pour ce que demain nous réserve. Le lendemain, entre taxi et guichets pour retirer de l’ argent, le Sénégal nous met à l’ épreuve, mais la générosité des habitants compense rapidement toutes les difficultés.
À Saint-Louis, la magie opère. Nous partageons un repas sur le trottoir avec des locaux qui nous invitent. Un Belge, rencontré par hasard, nous offre un hébergement dans son hôtel pour quatre jours. Nous partons ensuite pêcher dans l’ océan avec des pêcheurs locaux, apprenant leurs techniques et leurs histoires de vie.
Dakar impose un rythme différent: la circulation chaotique, le brouhaha
# 359 / Juillet- août 2026