[ voyage ] compagnons 15
Le sommet du Cotopaxi, l’ un des volcans les plus emblématiques d’ Amérique du Sud, situé en Équateur, dans la cordillère des Andes.
qué, je parlerais des glaciers. Ces monstres de glace, aussi impressionnants qu’ ils paraissent, sont très fragiles. Les traces sur les roches qui les entourent montrent qu’ ils ne sont plus qu’ une petite partie de ce qu’ ils étaient autrefois.
Départ en stop pour le sud du Chili.
J’ aime beaucoup les animaux et j’ ai eu la chance d’ en voir un grand nombre dans leur milieu naturel. Il y a toujours quelque chose de magique à voir un condor voler au-dessus d’ une montagne qu’ on vient de gravir ou le saut d’ une baleine dans l’ océan... Humainement, il y a toutes ces personnes qui vous prennent en stop, vous invitent à prendre un café, à dormir chez eux sans rien demander en retour et ceux qui vous accueillent dans leur maison avec une immense générosité. À toutes ces personnes, je veux dire merci d’ avoir rendu ce voyage si spécial.
UN VOYAGE EN PERPÉTUELLE ÉVOLUTION Ma première ascension, celle du volcan Cotopaxi en Équateur, reste l’ un de mes plus beaux souvenirs. Le premier jour, une fois arrivés au refuge, nous avons mangé un bout et sommes allés nous coucher tôt, car nous devions nous réveiller à 23 h pour un départ à minuit. Après un dernier café, nous avons enfilé les crampons et c’ était parti pour six heures de montée dans la neige, sous les étoiles et dans un calme total. Nous sommes arrivés au sommet pour l’ aurore. C’ était la première fois que j’ étais autant ému face à un paysage. La descente s’ est révélée complètement différente car nous découvrions un tout autre paysage avec la lumière du soleil.
Ce que j’ aime dans mon voyage, c’ est sa diversité et les différentes expériences qu’ il me propose. Que ce soit dans les moyens de me loger, de me déplacer ou le choix de mes itinéraires, j’ adapte mon voyage selon mes envies et en fonction des opportunités de travail et de découverte rencontrées en chemin. Mon étape ne ressemble en rien à ce que j’ avais imaginé avant de partir et c’ est cela qui est génial: elle évolue en même temps que moi.
Sur un voyage aussi long, il y a forcément des moments de doute, de remise en question et de solitude. Mais cela fait partie des choses que je cherchais en partant à l’ étranger cette année. Se mettre dans des situations inconfortables nous aide à ouvrir les yeux sur certaines choses.
Cette année est aussi pour moi l’ occasion de prendre du recul sur ma vie en France, de savoir ce qui a de l’ importance à mes yeux, de donner du sens à beaucoup de choses. Voyager permet de se rendre compte de la chance qu’ on a en France. Faire du stop m’ a appris à être patient, parfois à renoncer à certains projets pour d’ autres et à accepter que tout ne se passe pas comme prévu. Voyager avec un sac à dos m’ apprend aussi à être minimaliste. J’ ai peut-être les mêmes quatre caleçons et trois teeshirts depuis sept mois, mais au moins mon sac est léger!
Après avoir bien visité l’ Équateur et la Patagonie chilienne, je suis actuellement en train de remonter le Chili en stop jusqu’ au Pérou pour rejoindre mes parents. Je pense ensuite finir mon voyage en Bolivie avant de rentrer en France pour préparer mon retour à Lyon, où je compte postuler à la Réception; avoir déjà un projet pour l’ année prochaine me permet de moins appréhender mon retour en maison de Compagnons.
Simon Perin Île-de-France
Aspirant charpentier
# 350 / Mai 2025