250603 - Journal #350 - V6 | Page 14

14 compagnons [ voyage ]
Chantier réalisé à Puembo, en Equateur, avec l’ entreprise « La Manos Sucias ».
CE QUE J’ AIME DANS MON VOYAGE, C’ EST SA DIVERSITÉ ET LES DIFFÉRENTES EXPÉRIENCES QU’ IL ME PROPOSE. QUE CE SOIT DANS LES MOYENS DE ME LOGER, DE ME DÉPLACER OU LE CHOIX DE MES ITINÉRAIRES, J’ ADAPTE MON VOYAGE SELON MES ENVIES ET EN FONCTION DES OPPORTUNITÉS DE TRAVAIL ET DE DÉCOUVERTE RENCONTRÉES EN CHEMIN.
rivaient tels quels, puis nous les épluchions sur chantier. Cela m’ a changé de notre façon de faire, puisqu’ en France nous avons plus l’ habitude qu’ il arrive rectangulaire ou carré à l’ atelier. J’ ai aussi eu l’ occasion de travailler avec des outils comme le niveau à eau, rarement utilisé en France.
Ce qui m’ a le plus plu dans mon travail, c’ est de côtoyer des collègues qui ne parlaient pas la même langue. À part mon patron qui parlait français, je devais comprendre et me faire comprendre par mes collègues en espagnol, d’ abord par des mots, des gestes, des dessins, puis de plus en plus par des phrases. Le travail est un super moyen de progresser très vite dans une langue, car le métier est une manière de communiquer en soi.
De plus, il y avait une super ambiance dans l’ entreprise et c’ était un plaisir de travailler dans ces conditions.
J’ ai ensuite travaillé en Patagonie, au Chili, chez un Breton qui vit 6 mois en France et 6 mois sur place depuis quelques années. Tous les ans, il embauche des équipes pour réaliser un projet d’ accueil des amoureux de pêche et de nature. De janvier à mars, j’ ai participé à la construction d’ un restaurant aux côtés du patron( qui est menuisier) et d’ un couvreur ainsi que d’ un menuisier et d’ un charpentier, tous deux itinérants en étape à l’ étranger.
Au début, je n’ étais pas très enthousiasmé par cette opportunité car, étant entre Français, je ne pratiquais plus l’ espagnol: j’ avais l’ impression d’ avoir choisi la facilité et je me sentais moins dépaysé … Finalement, cela s’ est avéré une super expérience dans un cadre magnifique dont je garde de bons souvenirs.
DES RENCONTRES ET DES MOMENTS MARQUANTS J’ avais réservé un logement en colocation pour mes trois premiers mois en Équateur, mais je suis parti un mois plus tôt que prévu pour rallier une auberge de jeunesse, où il y avait beaucoup de passage, ce qui était plus intéressant pour travailler mon espagnol et mon anglais. Depuis, j’ alterne entre auberge, camping sauvage et nuit chez l’ habitant.
En plein trek de la Huayhuash, au Pérou, en octobre 2024.
En Équateur, j’ ai occupé beaucoup de mon temps libre par des sorties en montagne. Depuis Quito, sa capitale, il est très facile de partir à la journée ou sur deux jours pour gravir des sommets de 5 000 m dans des cadres magnifiques. Cela collait parfaitement avec mon rythme de travail et me permettait de rencontrer beaucoup de monde. Sinon, j’ aime beaucoup aller boire des cafés et goûter plein de mets locaux dans les différents lieux où je passe. Je tiens aussi un carnet de voyage où j’ écris et dessine. C’ est un bon moyen de s’ occuper quand on voyage seul et cela fait un chouette souvenir à la fin!
L’ Amérique du Sud offre une multitude de choses à découvrir, que ce soit sa faune, sa flore ou ses habitants. Si je devais choisir un paysage qui m’ a particulièrement mar-
# 350 / Mai 2025