44 retrouvent dans la bibliothèque. Omar nous fait faire des petits échauffements, puis trois mots par groupes, mélangés, sont donnés comme sujet d’ improvisation. La langue est comme d’ habitude une difficulté mais le rire remplace la gêne. Finalement, de petits scénarios originaux naissent et l’ ambiance est très joviale. Petit à petit les Palestiniens prennent des initiatives, les filles vont vers les garçons et inversement. Les ressources du groupe sont exceptionnelles.
Carnet de voyage
44 retrouvent dans la bibliothèque. Omar nous fait faire des petits échauffements, puis trois mots par groupes, mélangés, sont donnés comme sujet d’ improvisation. La langue est comme d’ habitude une difficulté mais le rire remplace la gêne. Finalement, de petits scénarios originaux naissent et l’ ambiance est très joviale. Petit à petit les Palestiniens prennent des initiatives, les filles vont vers les garçons et inversement. Les ressources du groupe sont exceptionnelles.
En milieu d’ après midi, l’ animateur palestinien arrive finalement accompagné de Marinela, responsable de la branche de l’ association CESVI, à Tulkarem, spécialisée dans le recyclage des déchets. L’ animateur, Alaa, est intéressant, il nous semble assez mystique et nous fait une forte impression. On reprend l’ atelier théâtre, avec Alaa en soutien. Quand l’ attention commence à se perdre, l’ atelier dérive en discutions. Les Palestiniennes nous font de petites confidences et nous disent quels Français elle trouvent beau, elles nous demandent la même chose pour les garçons palestiniens et on rit ensemble.
C’ est le dernier soir à Jalboun, que dire de plus?
En fin d’ après-midi, nous sommes reçus à la mairie de Jalboun par le conseil municipal. On reste les plus silencieux possible par respect pour les proches du défunt qui veillent juste en dessous. La fête publique d’ adieu est annulée, car tout le village est en deuil. Nous remercions le conseil municipal, ils font de même, en nous offrant des pâtisseries et même des cadeaux pour chacun. Ils nous répètent qu’ ils sont content de notre venue, toujours dans le souci que
« On dirait que les yeux rouges et le visage bouffi deviennent la norme » nous nous sentions bien accueillis et bienvenus dans le village. Nous rentrons à la Beit pour faire nos derniers adieux aux filles, qui ne peuvent pas passer la soirée avec nous. Pour cette dernière nuit nous devons tous dormir à la Maison pour Tous afin d’ être à l’ heure pour le départ du lendemain matin. Les pleurs sont encore au rendez-vous. Nous n’ arrivons pas à nous dire adieu, alors on se promet de se donner des nouvelles, et de se revoir en France ou en Palestine. Quand on commence à se remettre un peu, c’ est Saba et sa famille au grand complet qui viennent nous dire au revoir. Même la petite Iline, d’ à peine quelques mois, est là. Nous sommes très émus de leur venue. On dirait que les yeux rouges et le visage bouffi deviennent la norme. Nous finissons la soirée en petit comité, profitant au maximum des derniers moments à Jalboun. Nous sommes déjà très nostalgiques.