La révolution de la décroissance
Aujourd’hui plus que jamais, le développement sacrifie les populations et leur bien-être concret
et local sur l’autel d’un bien-avoir abstrait, déterritorialisé. Bien sûr, ce sacrifice en l’honneur d’un
peuple mythique et désincarné se fait au profit des «entrepreneurs du développement» (les firmes
transnationales, les responsables politiques, les technocrates et les mafias). La croissance aujourd’hui n’est une affaire rentable qu’à la condition d’en faire porter le poids et le prix sur la nature,
sur les générations futures, sur la santé des consommateurs, sur les conditions de travail des salariés et, plus encore, sur les pays du Sud. C’est pourquoi une rupture est nécessaire.
Tout le monde ou presque en convient, mais nul n’ose en prendre le pas. Tous les régimes modernes ont été productivistes : républiques, dictatures, systèmes totalitaires, que leurs gouvernements fussent de droite ou de gauche, libéraux, socialistes, populistes, sociaux-libéraux, sociauxdémocrates, centristes, radicaux, communistes. Tous ont posé la croissance économique comme
une pierre d’angle de leur système inquestionnable.
Le changement indispensable de cap n’est pas de ceux qu’une simple élection pourrait résoudre
en mettant en place un nouveau gouvernement ou en votant en faveur d’une autre majorité. Ce
qui est nécessaire est beaucoup plus radical : une révolution culturelle, ni plus ni moins, qui devrait déboucher sur une refondation du politique.
Tenter d’esquisser les contours de ce que pourrait être une société de non-croissance est un préalable à tout programme d’action politique respectant les exigences écologiques actuelles.
Le projet de la décroissance est donc une utopie, c’est-à-dire une source d’espoir et de rêve. Toutefois, loin de se réfugier dans l’irréel, il tente d’explorer les possibilités objectives de sa mise en
oeuvre. D’où le qualificatif d’«utopie concrète», dans le sens positif que lui a donné Ernst Bloch.
«Sans l’hypothèse qu’un autre monde est possible, il n’y a pas de politique, il n’y a que la gestion
administrative des hommes et des choses.»
La Vision de Malaki ma Kongo
«La culture est la base du développement», dit un adage. Fort de cette assertion et marqué par la
misère et la crise socio-politico qu’a traversées le Congo, Malaki ma Kongo a décidé de combiner
les activités culturelles aux activités économiques à travers le micro-crédit, que nous avons pris
le temps à nous exercer de 2001 à 2014 auprès de la Banque éthique de Vicenza et la MAG6 de
Reggio Emilia.
Tout cela, pour présenter aux Africains du troisième millénaire, un schéma de développement responsable et durable. Ce projet doit tenir compte de la dimension culturelle dans l’élaboration de
tout projet de développement. Ainsi avons nous créé le 17 Janvier 1999, Malaki développement,
qui s’est fixé comme objectif: redonner aux congolais non seulement le sens de la dignité, mais
aussides capacités économiques qui les aideront à recentrer leur paradigme afin de fédérer leurs
pour un mode de vie éthique et responsable. MALAKI-DÉVELOPPEMENT qui est un département de l’Association culturelle Malaki ma Kongo, a pour mission de recherchee un mode
de développement durable, approprié au Congo et en Afrique en général, en ces temps de crise
sociale. Un développement durable et auto-centrée sur l’homme, en tenant compte de l’environnement, des droits de l’homme et des dimensions culturelles au sein du projet de développement.
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