Test Drive Afrik TANDEM Magazine | Page 28

fOcus www.afriktandem-medias.com entretien avec...son excellence sylli ganDéga Président de l’association mauritanienne de suivi-évaluation (aMse) ancien ministre, économiste planificateur, spécialisé en aménagement du territoire (Paris i sorbonne 1982). il est actuellement consultant indépendant et Point focal pour les programmes et projets du fonds international du développement agricole (fida) en mauritanie…mais aussi Président de l’amse. C’est à ce dernier titre qu’il a bien voulu accorder à afrik tandem magazine l’entretien qui suit. quel est l’objectif visé à travers l’organisation annuelle de ces jmE par l’AmSE ? Sylli Gandega : Considérées comme un des cadres de promotion de la culture de l’évaluation, ces journées visaient globalement à contribuer aux efforts des administrations sur cette thématique de l’évaluation, mais aussi de sensibiliser les acteurs publics, parapublics, privés, les communautés de base, élus locaux et nationaux la SOC en général, les partis politiques, les organisations syndicales et le citoyen lambda, sur la nécessité de suivre et d’évaluer les activités de développement que celles soient financées ou non par le budget national. Pour la première fois, en effet, plusieurs dizaines d’acteurs nationaux (hommes et femmes, administrations et organisations de la SOC, représentants du secteur public, les partenaires techniques et financiers, nos honorables députés etc..) vont débattre et surtout réfléchir ensemble aux voies et moyens d’améliorer l’évaluation des politiques publiques (PP). Félicitons nous tous, pour cette mobilisation citoyenne pour mettre l’évaluation au cœur des enjeux du développement et de la croissance.Mais au-delà, les objectifs spécifiques de ces Journées pour l’AMSE étaient triples. En un, faire notre travail de plaidoyer et de sensibilisation des acteurs nationaux (administrations, secteur privé et SOC) sur l’importance de promouvoir la culture de l’évaluation des projets et des programme en général celle des politiques publiques en particulier , encore peu pratiquée dans nos administrations. L’AMSE est dans son rôle en tant qu’organisation de la SOC et nous nous devons de participer et de contribuer résolument en tant qu’organisation reconnue depuis 2004, dans un domaine 28 Sylli Gandéga © Crédits photos Afrik TANDEM Magazine complexe mais combien nécessaire pour le développement de notre pays mais aussi pour promouvoir la redevabilité, en somme de la bonne gouvernance à laquelle notre pays a souscrit, à l’instar de beaucoup de pays africains pour ne pas dire de l’UA. Il convient de rappeler ici que nos plus hautes autorités ont participé à la formulation et l’approbation de la vision de l’Afrique pour 2063 dont la bonne gouvernance est un des piliers. En deux et ce n’est pas le moindre, ces JME qui ont été préparées avec l’appui et le concours du Ministère de l’Economie et des Finances visaient également à soutenir les efforts des administrations, qui en dépit des contraintes rencontrées dans le domaine du S&E, font cependant des efforts à l’heure actuelle. J’en veux pour preuve l’évaluation du CSLP 20012015 même si celle-ci n’est intervenue qu’en fin 2015 mais aussi de la volonté du MEF, tirant les leçons du CSLP 2001-215 de reformer le S&E dans sa nouvelle stratégie post 2015 en cours de formulation, intitulée, Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée/SCAPP 2016-2030 En trois ces JME visaient à contribuer au renforcement des capacités des organisations de la SOC elle-même en matière de suivi et de l’évaluation et en cela nous ne faisons que répondre aux recommandations du Réseau Francophone de l’Evaluation/RFE dont l’AMSE a été membre fondateur en 2013 à Paris. Le RFE qui regroupe plusieurs pays africains au Sud du Sahara et les pays du Maghreb (Mauritanie, Maroc et Tunisie) a organisé en 2015 à Dakar le premier Forum International des Politiques Publique/FIFE 1 et s’apprête à tenir le FIFE 2 en décembre de cette année à Marrakech (Maroc) et dont une délégation nationale composée des principaux acteurs en charge de cette problématique de l’évaluation y participera comme cela a été le cas pour le FIFE à Dakar. afrik tanDeM Magazine n°01•septembre 2016