Pédagogie Urbaine dans les lieux communs MES ENSAB 2018 | Page 120
l’expérience d’usager qui perçoit ces évènements périphériques. La
transparence relative des façades au rez-de-chaussée de bâtiments peut
permettre un tel effet.
L’accessibilité peut aussi être un autre facteur important pour avoir
un impact sur les manières de pratiquer les communs. Pour prendre un
cas concret : la Vilaine et surtout ses tranches ouvertes dans la ville ;
étant une limite naturelle, elle permet d’observer le loin ; cependant, elle
reste une frontière dont l’usager doit faire des efforts pour la traverser.
Cela peut avoir un effet sur l’intensité d’usage, car bien qu’un observateur
puisse suivre des évènements ayant lieux sur l’autre rive, du fait qu’il ne
puisse pas avoir une participation directe, il restera moins impliqué.
Tous ces composants peuvent avoir un impact aussi bien positif que
négatif sur l’usage des espaces communs. Il n’existe pas de solution
universelle qui aurait pu être appliquée partout. Ainsi, il est nécessaire
d’analyser chaque espace commun pour proposer une meilleure
combinaison de ces éléments. Cette analyse, qui doit étudier la composition
spatiale des communs et ces évènements, doit également avoir une
approche sémiotique pour étudier le symbolisme de l’espace commun
et de ses composants puisque, comme le remarque Jérôme Monnet,
«la dimension symbolique est une nécessité vitale et incontournable de
l’existence humaine, car elle permet de créer des liens et de donner du
sens à l’environnement, de rendre intelligible et appropriable le réel. » 41
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MONNET, Jérôme, « La symbolique des lieux : pour une géographie des relations entre
espace, pouvoir et identité », Cybergeo : European Journal of Geography [En ligne], Politique, Culture,
Représentations p.9
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