Qu'est-ce que le Sovaldi ?
Le sofosbuvir (SOVALDI) est un
médicament antiviral, actif contre le virus
de l’hépatite C (VHC), appartenant à une
nouvelle classe thérapeutique (analogue
nucléotidique spécifique du virus de
l’hépatite C, inhibiteur de la polymérase
NS5B), ayant une action directe pangénotypique (actif surtout les génotypes du
VHC : 1, 2, 3, 4, 5 et 6).
Le sofosbuvir s’administre par voie orale, en
prise unique journalière, en association à la
ribavirine, seule en cas de virus de
génotype 2 ou 3 ou en association à
l’interféron pégylé (PEG) + ribavirine (RBV)
pour les virus de génotype 1, 3, 4, 5 ou 6.
Le Sofosbuvir a fait l’objet d’une
Autorisation Temporaire d’Utilisation
(ATU) de cohorte depuis le 30 septembre
2013, pour le traitement de patients
adultes atteints d’infection virale C
chronique présentant une maladie à un
stade avancé pour lesquels il n’existe pas
d’alternatives
thérapeutiques
appropriées, ou sur liste d’attente pour
une transplantation hépatique, ou ayant
subi une transplantation hépatique et
présentant une récurrence de l’infection
par le virus de l’hépatite C agressive.
“Sovaldi, (sobosbuvir) le
médicament le plus cher de
l’histoire.”
Il s’agit d’un traitement de l’hépatite C
permettant chez certains patients une prise
en charge sans interféron et avec une durée
de traitement réduite (12 à 24 semaines
versus 24 à 48 semaines avec les
traitements actuels). Il présente peu
d’interactions médicamenteuses, et en
particulier aucune avec les traitements
contre l’infection par le VIH, ni avec les
traitements immunosuppresseurs, ce qui a
un intérêt majeur chez les patients
transplantés. Il n’a pas d’interaction avec la
méthadone, ce qui est important chez les
patients toxicomanes prenant de la
méthadone.
Sovaldi est-il efficace ?
Dans l'avis du 14 mai 2014, la
Commission de la transparence précise
que l'efficacité et l'efficience (rapport
coût/efficacité) de SOVALDI n'avaient
pas pu être établies en fonction des
stades de fibrose chez les patients non
cirrhotiques (F0 à F3).
Les médecins s'appuyant cependant sur
ce critère pour décider de débuter ces
traitements, la HAS a élaboré les
recommandations suivantes pour éclairer
les prescripteurs sur la stratégie à suivre
en fonction du stade de fibrose.