PixaRom N°3 | Page 86

BOUILLON DE PIXELS Caïthness l'élémentaliste Pereim le chevalier Les héritiers de Dorgan La huitième porte U Keldrilh le ménestrel Kandjar le magicien Le sanctuaire des Horlas L'ultime réincarnation ne création française, messieurs dames ! Gildas Sagot est à l'origine de cet OVNI. Oui, OVNI, parce rien, dans les LDVELH, ne ressemble à cette série. Dans le monde de Dorgan, quatre aventuriers vont se livrer une course pour découvrir un secret millénaire. Oui, quatre, car les quatre premiers volumes correspondent à quatre joueurs. Et contrairement à la série Double-jeu, les récits sont bien distincts. Mais le pire, ce sont les règles. C'est bien simple : ce sont les plus velues jamais lues. Il y a une trentaine de pages... Ce qui et normal, entre la gestion de son personnage, les magies, les tours de jeu, les combats, les alliances entre les joueurs. Si vous arrivez à passer ce cap un peu difficile, vous allez vivre une aventure réellement formidable. Mais il existe aussi quatre volumes supplémentaires, racontant les aventures des héritiers des héros précédents. Plutôt que de resservir la même soupe, Gildas Sagot change de fusil d'épaule. Le jeu de groupe se transforme en jeu solo... Mais à l'inverse, le joueur aura la charge de quatre personnages ! Et c'est d'ailleurs dans ce deuxième cycle que l'on trouve les meilleurs récits Au final, une série originale, avec des règles qui s'apparentent bien plus à un jeu normal, et deux façons de joueur qui permet à chaque style de lecteur-joueur d'y trouver son compte. Le meilleur volume : La huitième porte, parce que non seulement il est du deuxième cycle, et donc possède un récit bien plus riche, mais en plus il est assez décalé par rapport aux autres titres. Dommage qu'il précède une conclusion un peu bof. T oujours de Gidas Sagot, cette épopée n'aura hélas jamais de conclusion. Arrivée bien trop tard sur le marché, Gallimard arrêtera les frais au bout de deux volumes. Dommage, les aventures de Jack Madrygall avaient un fort potentiel, autant au niveau de la narration que de son système de jeu, simple mais avec son petit plus qui fait tout son charme : les capacités de transformation de son personnage. Le meilleur volume : L'homme aux cent visages. Pourquoi, parce ce premier volume est suivi d'un second. Alors qu'à l'inverse, le second à un gros « à suivre » sur la tronche, et que cela fait près de 20 ans qu'on attend vainement la suite... L'homme aux cent visages 86    PixaRom magazine L'oracle de Balkh