PixaRom N°3 | Page 61

BOUILLON DE PIXELS qui méritent à peine le nom de contenu ; aussi infime soit-il, le temps dépensé aurait pu servir à quelque chose d’utile... Ou bien ces effets cosmétiques (qui peuvent être également des aspects de customisation plus poussés que le simple costume, comme dans X-Com : Enemy Unknown) devraient demeurer une partie de la conception originale. Ou alors être gratuits, comme le pack de costumes disponible pour Ace Attorney : Dual Destinies. Les affres d’un fléau banal : le DLC overpriced rapidement que le jeu de base, il est facile d’en apprécier pleinement la longévité et de la mesurer par rapport au soft d’attache et sa propre durée de vie. Jusqu’à, pourquoi pas, établir un rapport de tant d’euros par heure, lorsqu’on est tenté de le faire, c’est généralement préjudiciable pour le contenu téléchargeable concerné. C’est là que les développeurs peuvent être fort commercialement malins, puisqu’en proposant des morceaux de façon espacée, on ne se rend pas forcément compte qu’au bout, on peut avoir payé autant que pour le jeu d’origine et généralement pas pour une expérience qui vaudrait, si on la prenait en bloc, ce prix. 15 euros pour deux heures de jeu ? Rou rou, sortez l’appeau à pigeons... Comment ça, Bob, je devrai roucouler aussi parce que je l’ai acheté ? Comme vous le subodorez, ami Lecteur, cette catégorie se recoupe avec d’autres, elle n’est pas un des principaux motifs d’insatisfaction des joueurs par rapport aux DLC pour rien. Pour autant, la question n’est pas forcément limpide, car on ne peut pas accoler un barème mécanique entre expérience de jeu et coût. Comme nous sommes dans le divertissement, cela rajoute une notion complexifiant un rapport tel que valeur/travail, même si ce dernier peut rester pertinent. On ne peut pas juger de la satisfaction d’un joueur comme celle d’un usager des transports évaluant la qualité du service qu’on lui propose... Et ici il faut également composer avec les genres différ V