BOUILLON DE PIXELS
Wario Land : Super Mario Land 3
(1993)
A
rrivé sur l’île de Kitchen Island, Wario part s’enrichir et
voler la lampe magique de la Captain Syrup au sommet
de sa tour. Ainsi son vœu le plus cher sera exaucé.
Partant d’un pitch basique, l’histoire est différente de ce que
nous propose un Mario, c’est déjà bien pour l’époque. Surtout que
pour une fois, le joueur n’incarne pas un beau héros ou un personnage amusant et rondouillard. Wario est une sorte de Mario en
plus exagéré, tourné au ridicule. Le personnage est plus gros, son
visage est plus grotesque (dents à l’avant et yeux qui louchent),
plus violent et n’est motivé que par l’argent. Du coup, ça casse
avec les autres héros de Nintendo, ce qui apporte un certain vent
d’originalité et ce mélange de méchanceté et de stupidité rend le
personnage très attachant.
Le Gameplay est lui aussi différent, rendant
ce jeu unique. Les moments de plateforme
sont moins exigent, Wario est plutôt lent et
les ennemis ressemblent plus à des obstacles.
Un aspect aventure est assez présent puisque
le joueur peut trouver des sorties secrètes
permettant de débloquer de nouveaux
niveaux, voir même un nouveau monde et
certain stages possèdent un trésor caché,
donnant alors une bonne quête annexe.
Le jeu est plus long que les précédents
Mario portable, le Gameplay plus intéressant,
bref, c’est une réussite. Si la partie graphique
a vieilli et que la bande-son n’a pas grandchose de mémorable (même si elle participe
à l’identité du soft), ce jeu reste l’un des
meilleurs sur la console.
52 PixaRom magazine
Si le Gameplay
en lui-même reste
assez
classique
et
déjà-vu,
l’importance de
l’argent
donne
un certain cachet.
Les points de passage et les portes de fin de
niveau ne peuvent être ouverts qu’après avoir
payé 10 pièces.
Il est possible d’en gagner d’autre lors de
petits jeux de chance et le reste accumulé
durant la partie va dans une bourse. Cette
dernière sera déterminante pour la fin du jeu,
car en fonction de la trésorerie, la récompense
finale de Wario changera.
Coincé entre deux séries, mieux que les
Super Mario Land, il sera le Wario Land ayant
le plus mal vieilli. L’univers est déjà mis en
place avec une antagoniste, des monstres
précis, des décors exotiques et une bandeson particulière. Une première aventure qui
n’augure que du bon.