PixaRom N°3 | Seite 46

Tests J e... Je crois que je me sens mal. Si j’avais retrouvé la poupée Barbie ayant appartenu à ma soeur, je crois que je l’aurai immolé, ti hi. Si vous avez une fille en âge tendre, de jeunes soeurs ou cousines, ne leur offrez rien qui soit estampillé Barbie. Sérieusement, pas même les poupées. Surtout pas les poupées. On naît avec un sexe biologique, ou parfois avec deux en cas d’anomalie, mais le genre est social et se forme par la façon dont on est élevé. Et les jouets comme Barbie ne font que véhiculer des éléments nocifs : beauté à tout prix, souci du paraître et pas de l’être, superficialité, stéréotypes affligeants. Il y a déjà bien assez d’idées reçues sur ce qu’est la féminité sans besoin d’en rajouter. Des feuilles de papier, des crayons par douzaines, et vous aurez là une occupation bien plus saine. Ou n’importe quoi d’autre, vraiment. Et oubliez les jeux. Deux bons jeux ? Deux BONS jeux ? Proxac, Proxac... Ce n’est qu’un échantillon, mais ils sont aussi creux que le personnage sur lequel ils s’appuient. On peut créer des jeux kawaï sans être nunuche, et ce n’est pas parce qu’ils sont jeunes que les enfants sont moins capables que les autres de repérer un gameplay répétitif, une difficulté plate ou des récompenses pleines de vide. Ou un scénario plus évidé que Resident Evil : Retribution. Sortir des jeux comme ça (et cela vaut encore maintenant pour des titres comme Léa Passion et autres), c’est se moquer d’eux et donner une image ridicule de ce que devraient être les « jeux pour filles ». Dans de rares cas extrêmes, il y a quand même des personnes qui on tout fait pour ressembler à une Barbie... Barbie représente un mal pernicieux. Barbie... Bob, je me sens bizarre. Encore plus, je veux dire. Ne me dites pas que vous avez encore touché au convecteur ? Je- 46    PixaRom magazine