Tests
J
e... Je crois que je me sens mal. Si
j’avais retrouvé la poupée Barbie
ayant appartenu à ma soeur, je crois que
je l’aurai immolé, ti hi. Si vous avez une fille
en âge tendre, de jeunes soeurs ou cousines, ne leur offrez rien qui soit estampillé
Barbie. Sérieusement, pas même les poupées. Surtout pas les poupées. On naît avec
un sexe biologique, ou parfois avec deux
en cas d’anomalie, mais le genre est social
et se forme par la façon dont on est élevé.
Et les jouets comme Barbie ne font que
véhiculer des éléments nocifs : beauté à
tout prix, souci du paraître et pas de l’être,
superficialité, stéréotypes affligeants. Il
y a déjà bien assez d’idées reçues sur ce
qu’est la féminité sans besoin d’en rajouter. Des feuilles de papier, des crayons par
douzaines, et vous aurez là une occupation
bien plus saine. Ou n’importe quoi d’autre,
vraiment.
Et oubliez les jeux.
Deux bons jeux ? Deux BONS jeux ? Proxac, Proxac...
Ce n’est qu’un échantillon, mais ils sont
aussi creux que le personnage sur lequel
ils s’appuient. On peut créer des jeux kawaï
sans être nunuche, et ce n’est pas parce
qu’ils sont jeunes que les enfants sont
moins capables que les autres de repérer
un gameplay répétitif, une difficulté plate
ou des récompenses pleines de vide. Ou
un scénario plus évidé que Resident Evil
: Retribution. Sortir des jeux comme ça
(et cela vaut encore maintenant pour des
titres comme Léa Passion et autres), c’est se
moquer d’eux et donner une image ridicule
de ce que devraient être les « jeux pour
filles ».
Dans de rares cas extrêmes, il y a quand
même des personnes qui on tout fait pour
ressembler à une Barbie...
Barbie représente un mal pernicieux.
Barbie... Bob, je me sens bizarre. Encore
plus, je veux dire. Ne me dites pas que vous
avez encore touché au convecteur ? Je-
46 PixaRom magazine