PixaRom N°3 | Page 44

Tests Barbie and the Magic of Pegasus C ’est l’heure dudududu dueeel ! Yugi, sois maudit avec tes Kuriboh ! Ah ? Bob m’informe gentiment que je me trompe de Pegasus. Vous le savez déjà, mais ce jeu est exceptionnel. Jamais avant je n’en ai vu qui vous balance à peine dix secondes d’exposition avant d’introduire l’élément perturbateur. Enfin si, il y a bien Superman 64 (moins de cinq secondes), mais là on atteint un tel niveau d’exception que je ne peux en parler ici sans que le Multivers en soit chamboulé. C’est donc le jour d’anniversaire d’Annika (alias Barbie : elle a changé de nom pour ne pas se faire reconnaître comme étant l’agent secret du MI-Fashion, quelle maline !), et là, patatras ! Wenlock, le sorcier maléfique bien connu, transforme tout le monde en pierre, sauf elle, et lui demande séance tenante de l’épouser ! Oui, forcément, si elle avait été une statue, ç’aurait été moins pratique à demander en mariage. N’écoutez pas les phallocrates estimant que parfois une statue ferait une meilleure épouse, surtout s’il s’agit de Barbie. Annikarbie est outrée : sa soeur lui devait encore 50 brouzoufs et ne peut pas les payer si elle est en pierre. Elle refuse donc catégoriquement, d’autant plus que Wenlock n’a pas précisément une haleine au menthol. Tellement retourné qu’il est, le magicien transforme sa soeur en pégase, sans lequel Annika n’aurait pas pu se rendre dans les autres mondes pour sauver le peuple du royaume Bidule. Ce méchant est encore plus fort que Camille. Meurs, grenouille, insulte à la mode et tout ce qui est Car donc, ça tombe bien, à deux pas de là, Barbannika trouve la légendaire baguette de lumière, qui a justement le pouvoir de lever ce genre de malédiction. Et ce sera donc le glorieux but de chacun des quatre niveaux, tous décomposés en trois sous-niveaux : trouver toutes les statues et leur rendre la vie. On ne peut qu’admirer le monolithisme, sans aucune répétitivité, du titre. Je pèse mes mots : c’est plus ingénieux que pour le jeu précédent. Mais ! Cela ne se résout pas d’un coup de baguette magique ! Enfin, si, justement. Ou avec beaucoup de coups. Car il faudrait fouiller bien les niveaux pour trouver chaque statue, Wenlock étant maléfique et les ayant bien disséminées partout. Que le Palais des Nuages, 44    PixaRom magazine le premier niveau, soit composé à 70% de plates-formes aide un peu. Alors attention tout de même, il y a des ennemis redoutables : mini-griffons, araignées, porc-épics, grenouilles et autres forces de la nature. La baguette punira ces importuns, qui risqueraient de faire un accroc à la robe de Barbieka. Ou même de lui faire perdre tous ses coeurs. Cela reste difficile parce que vous trouverez des recharges gratuites dans les sous-niveaux, et entre chaque niveau, vous aurez droit à un mini-jeu fantastique, où vous finirez obligatoirement par récolter dix pièces et gagner un nouveau coeur. Link aurait aimé que ce soit aussi facile plutôt que de chercher des quarts de coeur fourrés Ganondorf sait où. Une fois par niveau, vous trouverez un mini-jeu vous permettant d’obtenir (surprise surprise) un nouveau costume ! Car c’est tellement important de bien s’habiller pendant que la population du royaume est changée en pierre. Barbie est une perfectionniste, il ne suffit pas de sauver le royaume, il faut le faire dignement vêtue. Dire qu’il n’y a aucune inventivité serait très vilain. A chaque niveau, sauf le dernier, un nouveau pouvoir pour la baguette ! Au Palais des Nuages, le machin papillonnant, qui permet de s’envoler dans les airs sur une belle distance, en ayant l’air d’une hélice ivre. Au Village, la même chose, mais à l’horizontale ! Sinon Annarbie irait mouiller ses pieds dans l’eau, et ça, c’est vraiment intolérable. A la Forêt, un projectile magique transformant les ennemis en plate-forme, et les orcs en statues pour les transformer elles en humain. D’ailleurs à chaque fois que vous en libérez un, ils ont la mâchoire grande ouverte tellement ils n’en reviennent pas d’avoir été sauvés par Barbie. Je crois qu’on peut les comprendre. A la région enneigée, la baguette peut faire fondre des blocs de glace, on n’a jamais vu ça. A la fin des trois premiers niveaux, un combat de boss extrêmement éreintant, car le jeu vous explique exactement comment faire pour les vaincre. Le niveau final ? Un affrontement dantesque contre l’affreux Wenlok, poursuivant toujours Anakin de ses assiduités. Apparemment, son point faible est encore les lustres sur la tête. C’est assez dommage qu’il choisisse alors à chaque fois de se battre où il s’en trouve, ce serait comme Dracula campant dans une salle remplie d’ail. Une fois battu, tout rentre dans l’ordre, Barbie retransforme sa soeur et la fête continue. Tout ça après, oh, presque deux heures de jeu, enrobées dans une musique divinement redondante. Et on se demande, en comparaison, pourquoi Harry Potter est overrated.