Tests
Barbie and the Magic of Pegasus
C
’est l’heure dudududu dueeel ! Yugi,
sois maudit avec tes Kuriboh ! Ah ? Bob
m’informe gentiment que je me trompe
de Pegasus.
Vous le savez déjà, mais ce jeu est exceptionnel.
Jamais avant je n’en ai vu qui vous balance
à peine dix secondes d’exposition avant
d’introduire l’élément perturbateur. Enfin si, il y
a bien Superman 64 (moins de cinq secondes),
mais là on atteint un tel niveau d’exception que
je ne peux en parler ici sans que le Multivers en
soit chamboulé.
C’est donc le jour d’anniversaire d’Annika (alias
Barbie : elle a changé de nom pour ne pas se
faire reconnaître comme étant l’agent secret
du MI-Fashion, quelle maline !), et là, patatras
! Wenlock, le sorcier maléfique bien connu,
transforme tout le monde en pierre, sauf elle, et
lui demande séance tenante de l’épouser ! Oui,
forcément, si elle avait été une statue, ç’aurait
été moins pratique à demander en mariage.
N’écoutez pas les phallocrates estimant que
parfois une statue
ferait une meilleure épouse, surtout s’il s’agit
de Barbie.
Annikarbie est outrée : sa soeur lui devait encore
50 brouzoufs et ne peut pas les payer si elle est
en pierre. Elle refuse donc catégoriquement,
d’autant plus que Wenlock n’a pas précisément
une haleine au menthol. Tellement retourné
qu’il est, le magicien transforme sa soeur en
pégase, sans lequel Annika n’aurait pas pu se
rendre dans les autres mondes pour sauver le
peuple du royaume Bidule. Ce méchant est
encore plus fort que Camille.
Meurs, grenouille, insulte à la mode et tout ce qui est
Car donc, ça tombe bien, à deux pas de là,
Barbannika trouve la légendaire baguette de
lumière, qui a justement le pouvoir de lever
ce genre de malédiction. Et ce sera donc le
glorieux but de chacun des quatre niveaux,
tous décomposés en trois sous-niveaux :
trouver toutes les statues et leur rendre la vie.
On ne peut qu’admirer le monolithisme, sans
aucune répétitivité, du titre. Je pèse mes mots :
c’est plus ingénieux que pour le jeu précédent.
Mais ! Cela ne se résout pas d’un coup de
baguette magique ! Enfin, si, justement. Ou
avec beaucoup de coups. Car il faudrait fouiller
bien les niveaux pour trouver chaque statue,
Wenlock étant maléfique et les ayant bien
disséminées partout. Que le Palais des Nuages,
44 PixaRom magazine
le premier niveau, soit composé à 70% de
plates-formes aide un peu.
Alors attention tout de même, il y a des
ennemis redoutables : mini-griffons, araignées,
porc-épics, grenouilles et autres forces de la
nature. La baguette punira ces importuns, qui
risqueraient de faire un accroc à la robe de
Barbieka. Ou même de lui faire perdre tous
ses coeurs. Cela reste difficile parce que vous
trouverez des recharges gratuites dans les
sous-niveaux, et entre chaque niveau, vous
aurez droit à un mini-jeu fantastique, où vous
finirez obligatoirement par récolter dix pièces
et gagner un nouveau coeur. Link aurait aimé
que ce soit aussi facile plutôt que de chercher
des quarts de coeur fourrés Ganondorf sait où.
Une fois par niveau, vous trouverez un
mini-jeu vous permettant d’obtenir (surprise
surprise) un nouveau costume ! Car c’est tellement important de bien s’habiller pendant
que la population du royaume est changée
en pierre. Barbie est une perfectionniste, il ne
suffit pas de sauver le royaume, il faut le faire
dignement vêtue.
Dire qu’il n’y a aucune inventivité serait
très vilain. A chaque niveau, sauf le dernier, un
nouveau pouvoir pour la baguette ! Au Palais
des Nuages, le machin papillonnant, qui permet de s’envoler dans les airs sur une belle
distance, en ayant l’air d’une hélice ivre. Au
Village, la même chose, mais à l’horizontale !
Sinon Annarbie irait mouiller ses pieds dans
l’eau, et ça, c’est vraiment intolérable.
A la Forêt, un projectile magique transformant les ennemis en plate-forme, et les
orcs en statues pour les transformer elles en
humain. D’ailleurs à chaque fois que vous en
libérez un, ils ont la mâchoire grande ouverte
tellement ils n’en reviennent pas d’avoir été
sauvés par Barbie. Je crois qu’on peut les comprendre. A la région enneigée, la baguette
peut faire fondre des blocs de glace, on n’a
jamais vu ça.
A la fin des trois premiers niveaux, un combat de boss extrêmement éreintant, car le
jeu vous explique exactement comment faire
pour les vaincre. Le niveau final ? Un affrontement dantesque contre l’affreux Wenlok,
poursuivant toujours Anakin de ses assiduités.
Apparemment, son point faible est encore
les lustres sur la tête. C’est assez dommage
qu’il choisisse alors à chaque fois de se battre où il s’en trouve, ce serait comme Dracula
campant dans une salle remplie d’ail.
Une fois battu, tout rentre dans l’ordre,
Barbie retransforme sa soeur et la fête continue. Tout ça après, oh, presque deux heures
de jeu, enrobées dans une musique divinement redondante.
Et on se demande, en comparaison, pourquoi Harry Potter est overrated.