PixaRom N°3 | Page 38

Tests DE BONNES IDEES HIER NE FONT PAS (TOUJOURS) LE SOFT DE DEMAIN E t là, vous risquez d’en baver. Parce que non seulement c’est répétitif, mais en plus, un simple combat peut mal tourner, si la chance n’est pas avec vous. Sur le papier, c’est pourtant, une fois de plus, très simple. Les combats sont aléatoires. Vous vous baladez, et puis soudain ! Le monde vous rappelle qu’il est mal fréquenté. Vos quatre personnages sont alignés à la droite de votre écran, à l’opposé de vos adversaires, et vous devez rentrer une des cinq commandes disponibles pour chacun des protagonistes, à savoir Fight (attaquer physiquement), Magic (pour ceux qui peuvent), Drink (se saouler la tronche avant de mourir... heu non, pour boire une boisson énergétique, pardi!), et Item (utiliser un objet, en gros) et Run (pour fuir lamentablement parce que vous comprenez que ce dragon est trop fort pour vous). Une fois cela fait, il faut choisir la cible, et regarder le résultat. La console, en fonction de l’ordre de priorité, fait réagir les différents protagonistes, et en avant Guingamp. Et ainsi de suite, jusqu’à la mort des vilains gobelins qui vous barraient le passage... ou du Gaume Ver fatidique (mais avec une jolie musique, quoiqu’il arrive). Mais... ah bah oui, fallait vous en douter : il y a un mais. Déjà, la fréquence des combats est monumentalement énorme, pour un gain somme toute ridicule. Mais de plus, certains aspects du combat sont irritants à souhait. Premièrement, il n’y a pas de ligne avant/arrière. Non, le jeu se base sur l’ordre de la liste de vos héros. En gros, celui du haut prendra cher, celui du bas sera relativement tranquille. Mais ça, c’est quand le soft est gentil avec vous, car c’est assez aléatoire, et il peut y avoir de bien mauvaises surprises. Deuxièmement, il y a les attaques surprises. Soit vous avez un tour « gratuit », soit ce sont vos adversaires. Et quand ce sont eux, vous pouvez assez vite vous retrouver à recharger votre partie, je vous assure. De plus, j’ai remarqué un bien plus grand nombre Imaginons toujours que votre Monk est réussi à anéantir cette d’attaques surprises CONTRE vous plutôt que pour. fameuse cible. Et bien les dégâts du Warrior ne seront pas re- Troisièmement, et c’est véritablement le plus pénible : les coups dans le vent. Je m’explique. Vous ordonnez à chacun de vos per- portés sur un adversaire ! Non, à la place, il frappe dans le vide. Il faut don c bien choisir, ce qui fait perdre un temps fou même sur sonnages d’attaquer une cible précise. Mais imaginons, par exem- de simples combats basiques. ple, que vous demandez à votre Warrior et à votre Monk de botter Enfin, et c’est le point qui me rend dingue : qu’est-ce que c’est l’arrière-train d’un même monstre. que ce système de magie de merde ? Comment peut-on penser à une chose aussi peu pratique ? Ici, pas de point de magie. Non, nous sommes en face de magies « à charge ». Vous avez un nombre définis de charges, non pas par magie (ce qui aurait été acceptable), mais par niveau de magies ! 38    PixaRom magazine