LA PLUME DES EONS
- Alors, tu ne nous es d’aucune utilité. Tuez-le. » ordonna-t-il à ses acolytes.
Deux gars me soulevèrent puis me poussèrent dans une ruelle assez étroite. De là, ils me jetèrent à terre
puis braquèrent leurs armes sur moi. Je vérifiai bien que les autres membres du groupe ne pouvaient me
voir puis je me levai. Les gardes, surpris, eurent un petit moment d’inattention qui me permit de leur tirer
dessus, à bout pourtant. Deux balles, deux morts. Net et précis.
Je regardai les gardes morts et leur dit :
« N’oubliez jamais de vérifier les jambes… »
S’il y a bien une raison pour laquelle je porte toujours des joggings, ce n’est pas parce que je fais souvent du
sport mais c’est surtout parce que je cache une arme dans ce pantalon. Précaution de base dans le métier.
Je m’avançais un peu pour examiner la bande. Dix gars en tout… Et il ne faudrait que quelques secondes
avant que ceux-ci ne se rendent compte de l’absence de leur compagnon.
Le groupe n’était pas très vif et pas du tout organisé, le mettre hors d’état de nuire ne m’a pas été difficile. Mais avant de régler son compte au chef, je l’obligeai….
Non, je vais éviter de vous raconter le massacre que j’ai fait en tuant tous les gars du groupe mais avant
de tuer le chef, qui était le dernier survivant, je l’obligeai à révéler la raison pour laquelle ils avaient occupé
Salahj. Il me raconta qu’il avait pris cette ville pour se venger du Président des U.S.A. qui l’avait trahi. Il
l’avait, en effet, aidé durant toute sa campagne présidentielle et, au moment de devenir Président, il annonça
à la presse une affaire qui le ruina. Il pensait qu’en contrôlant cette ville, il pourrait avoir des personnes qui
le suivent dans sa quête. Honnêtement, tout cela m’a semblé confus, il était possible que toutes les cases
n’étaient pas bien connectées dans sa cervelle.
« Et l’enfant ? avais-je voulu savoir.
- Les autres gars l’avaient trouvé dans une forêt, seul, et mort de peur. On n’a pas cherché à savoir pourquoi. Et quand on a remarqué ses pouvoirs, on s’est dit qu’il nous serait utile. »
Je mettais fin à son existence sans remord, mais il me restait maintenant à retrouver le gosse qui avait
profité de mon sommeil pour se cacher.
Je commençai à chercher et, en ne trouvant rien qui puisse m’aider, décidai d’élargir la zone de recherche.
Je choisis alors de pénétrer pour la troisième fois dans le premier bâtiment dans lequel j’étais entré. C’est en
rentrant dans la salle avec les personnes que j’avais assassiné que je vis un papier posé sur l’une des tables. Il
n’était pas là, la dernière fois. Je le pris et lus ceci :
A bientôt, Paul… J’espère que nous nous reverrons dans des circonstances moins dramatiques…
Il s’était enfui. Il fallait que je parte à