LA PLUME DES EONS
Je tentai de la poursuivre mais l’exiguïté des venelles ne me permettait pas d’aller bien vite. Lorsque je crus
enfin rattraper l’ombre, cette dernière changea de direction et tourna à gauche. J’arrivai enfin à me dégager
du boyau et regardai dans la direction dans laquelle était partie la silhouette.
Je ne vis rien, excepté la place centrale et les bâtiments. Je m’avançai prudemment puis cherchai un indice
sur la route qu’aurait pu emprunter le fuyard. Pas très dur à trouver : l’une des portes d’une des constructions proches de moi était ouverte et battait encore trop fortement pour que les vents soient en cause.
Je levai mon arme à hauteur des yeux puis rentrai à l’intérieur du bâtiment.
Aucune lumière n’émanait de la salle dans laquelle je me trouvais. J’allumai donc la lampe incluse avec mon
arme pour examiner la salle. Plutôt petite, dotée de trois portes dont celle de l’entrée. Le papier peint avait
été déchiré en de nombreux endroits comme si plusieurs personnes s’étaient mises à arracher sauvagement
la tapisserie.
J’entendis alors des murmures provenant de l’une des salles attenantes. Je me dirigeai vers la source du