PixaRom N°3 | Page 122

PORTAIL MULTIPLAN Dit ommolluptia Livre Titre original : Non-Stop (Anglais) Auteur : Brian Aldiss Genre : Science-fiction, Fantastique Pages : 256 Date de sortie : 1958 B rian Aldiss est un drôle d’homme. Il a débuté sa carrière d’écrivain par Croisière sans escale et va très vite se trouver propulsé sous les feux de la rampe grâce à ce premier roman. En même temps, quand on entend dire qu’il a écrit l’un des plus grands titres de science-fiction au monde, il est normal qu’on lui trouve une certaine reconnaissance… Croisière sans escale décide de vous emmener dans l’un des nombreux lieus classiques où la magie de la science-fiction s’opère : dans un village entourée d’une forêt insondable. Comment ça, ce n’est pas de la SF, ça ? Bien sûr que si… Seulement, vous ne l’apprenez qu’à partir des environs des 80 pages. Ce qui fait qu’au début, vous allez vous trouvez un peu perdu. Hein ? Comment cela se fait-il qu’il s’agisse d’un livre fantastique alors que la couverture montre bien que le roman appartient bien à la science-fiction? C’est là l’une des forces du récit qui nous frappe, le mélange de deux genres différent qui, pourtant, se rapprochent énormément. Nous suivons donc l’aventure de Roy Campbell… pardon, de Roy Complain qui, après une chasse durant laquelle il voit sa femme se faire kidnapper, part à l’aventure, accompagné de quatre acolytes : Bob Fermour, un conteur, Wantage, un homme dangereusement agressif, Ern Roffery, un Adjudicateur, un homme qui décide des prix en circulation et Henry Marapper, le prêtre ayant réuni tout ce beau monde. Leur épopée ne va pas se faire sans surprise et Marapper annoncera très vite la raison de leur voyage : le monde dans lequel il vivrait serait en fait un vaisseau ! Même si, excepté Marapper, aucun des hommes ne comprend cela, leur excitation s’emballe et ils rejoignent très vite le prêtre dans son idée. Le but ? Prendre le contrôle du vaisseau et «trouver une destination». Ils devront, pour cela, traverser presque entièrement le vaisseau pour se retrouver face à face avec le capitaine et le tuer. Mais ils découvriront, au fil de leur aventure, des mystères bien supérieurs à ce qu’ils avaient pu imaginer et un destin étrangement lié à celui de la Terre… Bon, premier point positif déjà énoncé auparavant : le mix entre fantastique et science-fiction. C’est simple : tout le voyage que font les aventuriers tient du fantastique. Un univers forestier omniprésent avec 122    PixaRom magazine créatures dangereuses (comme les Géants), je n’appelle pas ça de la SF… Jusqu’à ce qu’on entre dans la seconde partie qui est la découverte de l’«Avant». Ce nom correspond à la région avant du vaisseau dans laquelle est réunie toute une peuplade dictée par un régime mélangeant démocratie et dictature. Second point positif : les personnages. Aucun des personnages principaux ne font leurs actions par hasard : Marapper est un mégalomane qui n’hésitera pas une seule seconde à profiter des autres tout en se mettant en valeur, Complain, lui, est un homme qui ne pense qu’à sa survie (même s’il faut avouer qu’à la fin, il va légèrement changer), Fermour, quant à lui, cache un secret bien plus important qui ne doit révéler ou presque sous aucun cas… Les personnages sont noués d’émotions qui les rendent vivants, qui nous font rire et, souvent, qui nous font dire qu’ils sont tout de même de gros connards. Le seul souci que je pourrais trouver est que le livre aurait plus être détaillé. Dans le sens où l’auteur aurait pu approfondir certains points et où, à la fin, le lecteur se dit qu’il y a tout de même un tout petit tru