PORTAIL MULTIPLAN
Dit ommolluptia
Livre
Titre original : Non-Stop (Anglais)
Auteur : Brian Aldiss
Genre : Science-fiction, Fantastique
Pages : 256
Date de sortie : 1958
B
rian Aldiss est un drôle d’homme. Il a débuté
sa carrière d’écrivain par Croisière sans escale
et va très vite se trouver propulsé sous les feux
de la rampe grâce à ce premier roman. En même temps,
quand on entend dire qu’il a écrit l’un des plus grands
titres de science-fiction au monde, il est normal qu’on
lui trouve une certaine reconnaissance…
Croisière sans escale décide de vous emmener dans
l’un des nombreux lieus classiques où la magie de la
science-fiction s’opère : dans un village entourée d’une
forêt insondable. Comment ça, ce n’est pas de la SF, ça ?
Bien sûr que si… Seulement, vous ne l’apprenez
qu’à partir des environs des 80 pages. Ce qui fait qu’au
début, vous allez vous trouvez un peu perdu. Hein ?
Comment cela se fait-il qu’il s’agisse d’un livre fantastique alors que la couverture montre bien que le roman
appartient bien à la science-fiction?
C’est là l’une des forces du récit qui nous frappe, le
mélange de deux genres différent qui, pourtant, se rapprochent énormément. Nous suivons donc l’aventure
de Roy Campbell… pardon, de Roy Complain qui,
après une chasse durant laquelle il voit sa femme se
faire kidnapper, part à l’aventure, accompagné de
quatre acolytes : Bob Fermour, un conteur, Wantage,
un homme dangereusement agressif, Ern Roffery, un
Adjudicateur, un homme qui décide des prix en circulation et Henry Marapper, le prêtre ayant réuni tout ce
beau monde. Leur épopée ne va pas se faire sans surprise et Marapper annoncera très vite la raison de leur
voyage : le monde dans lequel il vivrait serait en fait un
vaisseau !
Même si, excepté Marapper, aucun des
hommes ne comprend cela, leur excitation
s’emballe et ils rejoignent très vite le prêtre
dans son idée. Le but ? Prendre le contrôle
du vaisseau et «trouver une destination».
Ils devront, pour cela, traverser presque
entièrement le vaisseau pour se retrouver
face à face avec le capitaine et le tuer. Mais
ils découvriront, au fil de leur aventure, des
mystères bien supérieurs à ce qu’ils avaient
pu imaginer et un destin étrangement lié à
celui de la Terre…
Bon, premier point positif déjà énoncé
auparavant : le mix entre fantastique et
science-fiction. C’est simple : tout le voyage
que font les aventuriers tient du fantastique.
Un univers forestier omniprésent avec
122 PixaRom magazine
créatures dangereuses (comme les Géants),
je n’appelle pas ça de la SF… Jusqu’à ce
qu’on entre dans la seconde partie qui est la
découverte de l’«Avant». Ce nom correspond
à la région avant du vaisseau dans laquelle
est réunie toute une peuplade dictée par un
régime mélangeant démocratie et dictature.
Second point positif : les personnages.
Aucun des personnages principaux ne font
leurs actions par hasard : Marapper est un
mégalomane qui n’hésitera pas une seule
seconde à profiter des autres tout en se
mettant en valeur, Complain, lui, est un
homme qui ne pense qu’à sa survie (même
s’il faut avouer qu’à la fin, il va légèrement
changer), Fermour, quant à lui, cache un
secret bien plus important qui ne doit révéler
ou presque sous aucun cas…
Les personnages sont noués d’émotions
qui les rendent vivants, qui nous font rire et,
souvent, qui nous font dire qu’ils sont tout de
même de gros connards.
Le seul souci que je pourrais trouver est
que le livre aurait plus être détaillé. Dans
le sens où l’auteur aurait pu approfondir
certains points et où, à la fin, le lecteur se
dit qu’il y a tout de même un tout petit tru