PixaRom N°3 | Page 110

PORTAIL MULTIPLAN Séries V ous le savez peut-être, si Stephen King a rencontré un succès phénoménal avec ses romans, les adaptations en mini-séries ne sont pas toujours des plus heureuses. Lorsque c’est prévu pour ce format comme avec la Tempête du Siècle, cela donne de bons résultats. Lorsqu’on a un résultat comme It avec les ballons qui sortent du frigo, c’est plus discutable. N’ayant lu les romans qu’après avoir regardé la première saison d’Under the Dome, mon avis pourrait être biaisé, mais je crois que nous sommes en présence d’une adaptation qui rend meilleur effet que l’oeuvre originale. Mais plantons le décor d’abord. L’action se déroule à Chesters’Mill, votre petite ville américaine typique et sans trop d’histoire, assez grande pour avoir son propre hôpital, comportant sa feuille de chou locale, ses agriculteurs hargneux bien armés... Rien de bien spécial en surface. Jusqu’au jour où sans crier gare (ni autre chose) un dôme se met à s’élever, entourant tout le patelin et créant les premières tragédies avec un avion qui s’écrase contre la paroi, et les personnes aux membres tranchés par le dôme. Bien vite, il faut se rendre à l’évidence : le dôme invisible est également indestructible et sans échappatoire, tous les missiles et produits chimiques n’y changeront rien. Et pour parfaire le tout, aucune communication avec l’extérieur n’est possible, si ce n’est par écrit en se plaçant près d’une paroi du dôme. Une différence de taille d’avec le roman, et bien vue à mon sens pour renforcer l’isolation dont se trouve frappée Chester’s Mill. Car lorsque l’incertitude plane sur la disparition de ce dôme, il faut bien gérer les problèmes qui se multiplient : épidémies plus difficiles à combattre, pénurie de médicaments, voleurs d’essence, de nourriture, vieilles rivalités qui se cristallisent autour de ressources devenues limitées, la paranoïa qui s’installe, les accidents divers... De lourd