PORTAIL MULTIPLAN
Je vous fais la grâce de la bataille verbale
qui a lieu entre Profion et l’Impétrice à la
salle du conseil, ce dernier ayant voté qu’elle
rende le bâton, et elle ne voulant pas. A part
se pâmer dans la sous-performance de la
donzelle, on a le droit aux gros poncifs barbants, tel que « Si c’est une guerre pour le
bien de la liberté, alors aucun sacrifice ne
saurait être trop grand pour atteindre ce but
».
J’aurai été Profion, je l’aurai assassinée sur
le champ pour avoir dit une telle platitude,
ç’aurait été plus rapide.
Du côté des deux incompétents, ils sont
en territoire elfe. Nouvelle séquence ennui.
Vous savez, ces moments où le vieux mentor
raconte à son disciple les choses de la vie ?
Hé bien c’est ça, du grand bla bla sur le fait
que Ridley soit l’Elu, les dragons, la nature
de la magie, tout un tas de choses, dont, à ce
stade, on se moque assez puissamment.
Comme de la scène mièvre où Marina
s’excuse pour la mort de Snails (quelle idée
!), Ridley lui dit qu’elle est un mage et ne
peut pas comprendre, gna gna gna, bisou de
réconciliation à la fin.
Plus tard on donne une épée magique
à Ridley (clichés sur demande !) avant que
de partir récupérer la Pierre, je veux dire, le
Bâton.
C’est un sacré voyage : on les voit partir,
on les voit arriver au donjon. J’aimerai avoir
le même mode de transport instantané. Mais,
diable ! Un donjon dans l’affaire ! Ne soyez
pas trop excité cependant ami Lecteur, seul
l’Elu peut passer, donc Ridley, et rien de palpitant se passe à l’intérieur. Le voleur finit par
arracher le bâton au squelette de Savrille
(qui se réanime un moment pour le bla bla
concernant les dangers de son pouvoir), et
pof, on a ensuite droit à une scène où les
dragons attaquent mollement les mages
(ils pourraient détruire leur tour pour les
éliminer d’un seul coup, mais ce serait trop
facile) qui, eux, n’en touchent pas une contre
les lézards. En même temps, c’est Profion
qui dirige les défenses, donc il ne faut pas
s’attendre à des miracles.
Retournons du côté de nos vaillants
héros. Si vous avez deviné que Damodar
et sa clique sont de nouveaux sur les lieux
juste au moment critique, vous avez saisi à
quel point ce film n’était absolument pas
répétitif dans sa mise en scène. Marina se fait
capturer, et Damodar, fin diplomate, exige
cette fois-ci le bâton contre la liberté de la
magicienne.
Ridley, illuminé crétin s’il en est, fait absolument confiance à l’homme ayant assassiné
son ami et tenté plusieurs fois de le capturer sans ménagement. Le « J’ai menti » de
Damodar sonne alors très juste, avec son
ton d’enfant de huit ans ayant pris le jouet
préféré de son frère sans vouloir le rendre.
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Et de laisser ses séides tuer les captifs, qui
finissent par se réveiller et défaire les soldats
incompétents. Damodar ayant été béni par
le Script, il ouvre un portail magique, sans
prendre évidemment la précaution de le fermer. Ridley le suit pour le grand final !
Tandis que la bataille entre les dragons de
différentes couleurs fait rage de façon assez
l’artéfact, ce qui fait crever le plafond au facteur excessivité de Profion.
« VOTRE MA-JESTE ! » fait-il quand
l’Impératrice arrive de nulle part. Ah, quel
panache jusqu’au b