PixaRom N°3 | Página 108

PORTAIL MULTIPLAN Je vous fais la grâce de la bataille verbale qui a lieu entre Profion et l’Impétrice à la salle du conseil, ce dernier ayant voté qu’elle rende le bâton, et elle ne voulant pas. A part se pâmer dans la sous-performance de la donzelle, on a le droit aux gros poncifs barbants, tel que « Si c’est une guerre pour le bien de la liberté, alors aucun sacrifice ne saurait être trop grand pour atteindre ce but ». J’aurai été Profion, je l’aurai assassinée sur le champ pour avoir dit une telle platitude, ç’aurait été plus rapide. Du côté des deux incompétents, ils sont en territoire elfe. Nouvelle séquence ennui. Vous savez, ces moments où le vieux mentor raconte à son disciple les choses de la vie ? Hé bien c’est ça, du grand bla bla sur le fait que Ridley soit l’Elu, les dragons, la nature de la magie, tout un tas de choses, dont, à ce stade, on se moque assez puissamment. Comme de la scène mièvre où Marina s’excuse pour la mort de Snails (quelle idée !), Ridley lui dit qu’elle est un mage et ne peut pas comprendre, gna gna gna, bisou de réconciliation à la fin. Plus tard on donne une épée magique à Ridley (clichés sur demande !) avant que de partir récupérer la Pierre, je veux dire, le Bâton. C’est un sacré voyage : on les voit partir, on les voit arriver au donjon. J’aimerai avoir le même mode de transport instantané. Mais, diable ! Un donjon dans l’affaire ! Ne soyez pas trop excité cependant ami Lecteur, seul l’Elu peut passer, donc Ridley, et rien de palpitant se passe à l’intérieur. Le voleur finit par arracher le bâton au squelette de Savrille (qui se réanime un moment pour le bla bla concernant les dangers de son pouvoir), et pof, on a ensuite droit à une scène où les dragons attaquent mollement les mages (ils pourraient détruire leur tour pour les éliminer d’un seul coup, mais ce serait trop facile) qui, eux, n’en touchent pas une contre les lézards. En même temps, c’est Profion qui dirige les défenses, donc il ne faut pas s’attendre à des miracles. Retournons du côté de nos vaillants héros. Si vous avez deviné que Damodar et sa clique sont de nouveaux sur les lieux juste au moment critique, vous avez saisi à quel point ce film n’était absolument pas répétitif dans sa mise en scène. Marina se fait capturer, et Damodar, fin diplomate, exige cette fois-ci le bâton contre la liberté de la magicienne. Ridley, illuminé crétin s’il en est, fait absolument confiance à l’homme ayant assassiné son ami et tenté plusieurs fois de le capturer sans ménagement. Le « J’ai menti » de Damodar sonne alors très juste, avec son ton d’enfant de huit ans ayant pris le jouet préféré de son frère sans vouloir le rendre. 108    PixaRom magazine Et de laisser ses séides tuer les captifs, qui finissent par se réveiller et défaire les soldats incompétents. Damodar ayant été béni par le Script, il ouvre un portail magique, sans prendre évidemment la précaution de le fermer. Ridley le suit pour le grand final ! Tandis que la bataille entre les dragons de différentes couleurs fait rage de façon assez l’artéfact, ce qui fait crever le plafond au facteur excessivité de Profion. « VOTRE MA-JESTE ! » fait-il quand l’Impératrice arrive de nulle part. Ah, quel panache jusqu’au b