Naturalia : panorama des collections bas-normandes d'histoire naturel naturalia-livre | Page 80

L e s Col l e c t ion s p r iv é es I l est difficile d’évaluer dans la ré- gion la quantité de collections pri- vées de sciences natu­relles. Ce patrimoine recouvre des réalités bien différentes. Cer- taines collections sont constituées par des naturalistes pour leurs recherches ; d’autres sont le fait d’amateurs passionnés. Les der- nières, enfin, sont d’an­ciennes collections, souvent issues d'héritages. nombreuses collections pri­ vées, souvent d’une grande valeur patri­moniale et scien- tifique, ont quitté le ter­ritoire régional. À l'avenir, elles devraient pouvoir intégrer le patrimoine public. Les fonds constitutifs de la plupart des musées ont en effet pour ori­gine des dons de collectionneurs privés. Enfin, une partie de ces objets, comme les De nombreuses collections collections d’entomo­ Les problèmes au- privées ont déjà quitté la ré- logie, est essentielle à tour des collections la connaissance scienti­ gion. À l’avenir, il faudrait privées sont les mêmes fique, à l’identification que pour les collec- favoriser leur intégration au des espèces et n’a pas tions publiques : diver- patrimoine public. d’équivalent dans les sité des usages, des disciplines, de l’état de collections publiques régionales. conserva­tion. Si le travail de re­censement n’a pas pour enjeu d’encourager la consti- L'enjeu est de pouvoir offrir des possi- tution de collections, il convient de ne pas bilités de transfert de collections privées né­gliger cet aspect du patrimoine lié aux vers le public afin de ne pas perdre ce pa- sciences naturelles. trimoine et de lui donner l'opportunité de devenir un véritable bien commun Par le passé, faute d’une connaissance régional. et d’un intérêt des pouvoirs publics, de Collection privée d’ornithologie, Calvados. 81