Frédéric de La fres nay e
(1783 -1861)
F
rédéric de Lafresnaye est né à Fa- spécialiste de l’Amérique du sud les plus
laise en 1783 d’une presti
gieuse fameux de son temps. Il a décrit de nom-
famille de l’aristocratie normande. Dès breuses espèces, et bien d’autres lui ont
son plus jeune âge, il se passionne pour été dédiées.
l’étude des insectes, des coquillages, des
oiseaux, et pour la géologie. Il bénéfi-
En plus de ses activités d’ornithologue,
cie de l’expérience de deux mentors de Frédéric de Lafresnaye a fondé plusieurs so-
renom : M. Labbé, duc de Bazoches et ciétés savantes et a participé activement à la
Jean-Baptiste Gilles de Brébisson, fameux vie sociale de sa ville natale. Ce scientifique,
entomologiste et père Frédéric de Lafresnaye était humaniste respecté, était
du botaniste et pho- un des ornithologues les plus régulièrement consulté
tographe Louis Al-
par ses pairs.
reconnus de son temps. Il a
phonse de Brébisson.
constitué une impressionnante
Quatre ans après sa
collection,
aujourd’hui
conser-
Après quelques expé
mort, en 1861, sa col
ditions dans les Py- vée à Boston.
lection, une des plus
rénées et dans les Alpes, il décide de se imp ortantes d’Europe, comp renant
consacrer pleinement à l’ornithologie. Il plus de 9 000 oiseaux, de nombreux
débute alors sa collection de taxidermie*, œufs et nids, ainsi que 25 000 co-
qu’il complète ensuite lors d’autres expé- quillages, était mise en vente. À la sur-
ditions en Europe et par l’achat de pièces prise générale, les oiseaux furent achetés
exotiques.
quasiment intégralement par la ville de
Boston. Cette collection est aujourd’hui
S’il n’a jamais quitté l’Europe, il n’en conservée au musée d’anatomie compa
reste pas moins l’un des ornithologues rée de Harvard.
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J
J a cqu e s-A m a n d
E u de s-De sl on g c h a m ps
(1794 - 1867)
acques-Amand Eudes-Deslongchamps est
né à Caen en 1794. Fils unique d’ori-
gine modeste, il entame à Caen des études de
médecine et côtoie alors Jean-François Ame-
line. Il embarque comme aide-chirurgien sur
la frégate La Gloire pendant trois ans et finit
ses études de médecine à Paris.
temps pour ses recherches, principalement
en paléontologie animale. Son mémoire sur
Teleosaurus temporalis, reconnu comme un
modèle de monographie, est récompensé
par une médaille d’or au concours des socié-
tés savantes des département.
Si son œuvre a été poursuivie par son fils
Son séjour parisien jusqu’en 1818 est déci- Eugène et le gendre de ce dernier, Alexandre
sif : il y rencontre Cuvier et se passionne pour Bigot, Jacques-Amand Eudes-Deslong-
la paléontologie, science
champs reste un per-
Jacques-Amand Eudes-Deslong-
encore naissante. De
sonnage fondateur de
champs, surnommé le "Cuvier
retour à Caen, il exerce
l’histoire naturelle bas-
la médecine et côtoie de normand", a été le premier normande et française.
nombreux naturalistes, d'une dynastie de naturalistes Membre et correspon-
dont Lamouroux, qui bas-normands.
dant de nombreuses so-
vont influencer sa vocation et avec lesquels ciétés savantes, il a considérablement enrichi
il fonde la Société Linnéenne du Calvados. À les collections du musée d’histoire naturelle
la mort de Lamouroux en 1825, Eudes-Des- de la ville de Caen jusqu’à en faire un des
longchamps est nommé professeur d’histoire plus importants de province.
naturelle à la Faculté des sciences, institu-
tion dans laquelle il œuvre pendant 42 ans,
Il était de plus un dessinateur de talent.
jusqu’à sa mort en 1867.
Ses planches ont malheureusement prati-
quement toutes disparu dans les incendies
L’enseignement, puis le poste de doyen de Caen les 7 et 9 juillet 1944.
de la Faculté à partir de 1847, lui laisse du
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