Naturalia : panorama des collections bas-normandes d'histoire naturel naturalia-livre | Page 36

U C u lt u r e sc ie n t if ique e t t e c h n ique n spécimen naturalisé laisse rare- ment le spectateur indif­férent : il peut provoquer dégoût, passion, inté­ rêt scientifique… Au-delà des sentiments variés qu’elles inspirent, les collections d’histoire naturelle doivent avant tout être considé­rées comme des biens patri- moniaux à part entière. de culture scientifique, technique et indus- trielle. Le succès de la Cité des Sciences et de l’Industrie et des nombreux acteurs de la médiation scientifique, comme Relais d’Sciences et d'autres structures muséo- graphiques en Basse-Normandie, en té- moignent. Si ces centres correspondent à l’actua­ Ce préalable est fondamental pour envi- lité et à l’évolution des pratiques scienti­ sager l'amélioration des Au-delà des sentiments qu’elles fiques, rappelons qu’ils politiques de conserva- inspirent, les collections d’his- sont les héritiers des tion et en imaginer au muséums d’histoire toire naturelle doivent avant mieux toutes les poten- natu­relle. Les sciences tout être considérées comme tialités de valorisation. de la vie et de la terre des biens patrimoniaux. et le patrimoine qui Aujourd’hui, cette idée est loin d’être leur est associé doivent bénéficier égale- an­crée dans les mentalités. Il convient ment de l’intérêt porté à la culture scien- pourtant de se rappe­ler que les grands tifique et technique. centres de conservation du patrimoine que sont les musées ont pour ancêtres En la matière, le développement du les cabinets de curiosités, établis autour numérique, avec la réalité virtuelle ou de collections d’histoire naturelle. augmentée, ouvre de nouvelles perspec- tives pour la valorisation des collections. Depuis une trentaine d’années, une at- tention particulière est portée  aux centres Collection de paléontologie Muséum Emmanuel-Liais, Cherbourg 37