U
C u lt u r e sc ie n t if ique
e t t e c h n ique
n spécimen naturalisé laisse rare-
ment le spectateur indifférent :
il peut provoquer dégoût, passion, inté
rêt scientifique… Au-delà des sentiments
variés qu’elles inspirent, les collections
d’histoire naturelle doivent avant tout
être considérées comme des biens patri-
moniaux à part entière.
de culture scientifique, technique et indus-
trielle. Le succès de la Cité des Sciences et
de l’Industrie et des nombreux acteurs de
la médiation scientifique, comme Relais
d’Sciences et d'autres structures muséo-
graphiques en Basse-Normandie, en té-
moignent.
Si ces centres correspondent à l’actua
Ce préalable est fondamental pour envi- lité et à l’évolution des pratiques scienti
sager l'amélioration des Au-delà des sentiments qu’elles fiques, rappelons qu’ils
politiques de conserva- inspirent, les collections d’his- sont les héritiers des
tion et en imaginer au
muséums d’histoire
toire naturelle doivent avant
mieux toutes les poten-
naturelle. Les sciences
tout
être
considérées
comme
tialités de valorisation.
de la vie et de la terre
des biens patrimoniaux.
et le patrimoine qui
Aujourd’hui, cette idée est loin d’être leur est associé doivent bénéficier égale-
ancrée dans les mentalités. Il convient ment de l’intérêt porté à la culture scien-
pourtant de se rappeler que les grands tifique et technique.
centres de conservation du patrimoine
que sont les musées ont pour ancêtres
En la matière, le développement du
les cabinets de curiosités, établis autour numérique, avec la réalité virtuelle ou
de collections d’histoire naturelle.
augmentée, ouvre de nouvelles perspec-
tives pour la valorisation des collections.
Depuis une trentaine d’années, une at-
tention particulière est portée aux centres
Collection de paléontologie
Muséum Emmanuel-Liais, Cherbourg
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