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implantologie D ISCUSSION La patiente a totalement coopéré et n’a jamais perdu confiance malgré l’échec de la première intervention. Elle a accepté pendant 45 j après la pose du dispositif fixe maxillaire avec mise en charge fonctionnelle immédiate de se nourrir uniquement d’aliments mixés. Par la suite, une alimentation souple a pris le relais. Sur le plan de l’hygiène et de la maintenance, les conseils ont été scrupuleusement suivis. Le réglage de l’occlusion tant au niveau de la hauteur que des engrènements est fondamental pour ne pas déséquilibrer l’ensemble, notamment par des surcharges non corrigées qui peuvent mettre en péril le dispositif ostéoancré maxillaire tant que le tissu osseux n’a pas atteint une résistance suffisante, ce qui va prendre Fig. 9 La gencive artificielle a été diminuée des 2/3 par rapport à la prothèse totale amovible. environ 6 mois. La barre transpalatine transitoire (Fig. 12) est nécessaire pour augmenter la rigidité du fixateur externe permettant une stabilité absolue des implants, condition indispensable à leur ostéointégration. Fig. 10 Intrados du bridge de contention immédiat Un bridge vissé de forte rigidité avec une entretoise transpalatine de 16 à 26 est mis en place à 72 h. Les suites ont été sans histoire. Fig. 12 La patiente a été suivie régulièrement : pas d’hématome, aucune infection, les sinus sont clairs. La satisfaction est totale car elle pen- Barre transpalatine en place ; elle sera retirée 6 mois post op. sait après le premier échec qu’on baisserait les bras et la laisserait C ONCLUSION avec son dentier, ce qui, effectivement, était une possibilité. L’activation ostéogénique et les implants basaux de nouvelle géné- Aujourd’hui, presque 6 mois plus tard, tout est en ordre. Le bridge ration sont des outils thérapeutiques efficaces et fiables. Ils ont per- va être démonté fin avril, les implants testés à l’unité et la barre mis de progresser dans le traitement de l’invalidité buccale majeure transpalatine retirée. La patiente demeurera avec des dents titane- difficilement gérable avec les techniques conventionnelles. Les résine (Phonares pour les antérieures et Premium de chez Kulzer reprises et les corrections en cas de difficulté sont simples et permet- pour les postérieures) sur armature titane/chrome-cobalt. tent un retour à des dents fixes dans des délais raisonnables. La satisfaction est totale au plan esthétique et fonctionnel (Fig. 11). B IBLIOGRAPHIE Elle nous a fait part de son désir de réaliser le bas. Cela ne pourra Ansel A, Menetray D, Cotten P, Stenger A. Atrophies maxillaires et être envisagé que deux ans après la consolidation des implants technique Diskimplant. Implantologie basale : « mode d’emploi ». maxillaires lorsque l’on aura obtenu un os fonctionnel capable de Implantologie, nov. 2010, 95-109 supporter les forces supérieures à celles de l’appareil complet man- Odin G, Misch CE, Binderman I, Scortecci G. Fixed rehabilitation dibulaire actuel. of severely atrophic jaws using immediately loaded basal disk implants after in situ bone activation. JOI, Vol XXXVIII, n° 5, 2012, 611-616 Odin G, Sévalle M, Scortecci G. La « révolution ostéogénique ». Chirurgien-Dentiste de France n° 1398 du 18 juin 2009, 49-52 Petitbois R. L’implant à plaque ; une révolution en implantologie basale. Alpha Omega News, n° 120, octobre 2008, 11-12 Scortecci G, Odin G. Diskimplant à plaque basale ostéosynthèsée. Surmonter les situations complexes. Alpha Omega News, n° 120, Fig. 11 L S Aspect esthétique final N°61 - mars 14 octobre 2008, 18-20 24