La Sultane #62 - Page 41

Le contexte Dans ce gouvernorat , où la majorité de la population vit en zone rurale , les Femmes Survivantes de Violences ( FSV ) se confrontent à de nombreuses barrières afin d ’ accéder aux services et dénoncer les violences . Et malgré les progrès au niveau du cadre institutionnel de la prise en charge des survivantes de violences ( la mise en place de l ’ Instance régionale de Sidi Bouzid pour lutter contre les violences faites aux femmes et les efforts déployés par le ministère de la Santé en matière de formation du personnel de la 1 ère ligne de santé , et la mobilisation de la société civile régionale ), beaucoup reste à faire . Un prestataire de service de santé , interrogé durant l ’ étude , a résumé la situation comme suit : « La violence est un cercle vicieux . La prise en charge prend du temps , les femmes se déplacent d ’ un lieu à un autre et ne trouvent pas toujours de solution . » En effet , les services disponibles pour les femmes survivantes de violence sont insuffisants , peu accessibles aux FSV et ne répondent pas aux exigences légales , ni aux besoins des survivantes de violences que ce soit au niveau médical , social ou d ’ accès à la justice ; avec un manque criant de personnel formé sur les violences faites aux femmes . L ’ étude a de même recensé les Barrières d ’ accès aux services pour les FSV , à savoir :
L ’ ascension des violences basées sur le genre est manifeste en Tunisie . Selon l ’ enquête sur les prévalences des violences faites aux femmes ( VFF ), au moins 47 % ont été victimes d ’ au moins une forme de violence sexiste au cours de leur vie ( 2010 ). Depuis 2018 , près de 45000 plaintes pour VFF sont déposées annuellement auprès de la police et de la garde nationale avec une prédominance de la violence conjugale . Plus récemment , lors de la période de confinement reliée à la pandémie COVID 19 , les déclarations pour VFF via la ligne verte 1899 ont été multipliées par 7 .

Près de quatre ans après l ’ adoption de loi organique n º 2017-58 du 11 août 2017 relative à l ’ élimination des violences à l ’ égard des femmes , le constat est amer dans le gouvernorat de Sidi Bouzid . La disponibilité des services est insuffisante en termes de quantité et de type de services proposés . Des défaillances sont constatées à différents niveaux et secteurs . Telle était la conclusion d ’ une étude réalisée en 2021 par l ’ organisation Médecins du Monde Tunisie , dans le cadre de son projet Rifeya implémenté à Sidi Bouzid .

Le contexte Dans ce gouvernorat , où la majorité de la population vit en zone rurale , les Femmes Survivantes de Violences ( FSV ) se confrontent à de nombreuses barrières afin d ’ accéder aux services et dénoncer les violences . Et malgré les progrès au niveau du cadre institutionnel de la prise en charge des survivantes de violences ( la mise en place de l ’ Instance régionale de Sidi Bouzid pour lutter contre les violences faites aux femmes et les efforts déployés par le ministère de la Santé en matière de formation du personnel de la 1 ère ligne de santé , et la mobilisation de la société civile régionale ), beaucoup reste à faire . Un prestataire de service de santé , interrogé durant l ’ étude , a résumé la situation comme suit : « La violence est un cercle vicieux . La prise en charge prend du temps , les femmes se déplacent d ’ un lieu à un autre et ne trouvent pas toujours de solution . » En effet , les services disponibles pour les femmes survivantes de violence sont insuffisants , peu accessibles aux FSV et ne répondent pas aux exigences légales , ni aux besoins des survivantes de violences que ce soit au niveau médical , social ou d ’ accès à la justice ; avec un manque criant de personnel formé sur les violences faites aux femmes . L ’ étude a de même recensé les Barrières d ’ accès aux services pour les FSV , à savoir :

• Les barrières physiques , administratives et culturelles
• La lenteur et complexité des procédures
• La méconnaissance et la non-application de la loi 58-2017 par les établissements de santé , la police , et la justice
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NUMÉRO # 62