La Sultane #62 - Page 14

Pourtant , nous avons tous tendance à exprimer , en premier , notre agressivité et notre mauvaise humeur , pour ne pas parler de mauvaise grâce et d ’ un petit problème global d ’ éducation . Et non , je ne porte pas de jugement moral , mais tout comme toi , je vis dans une société où le problème vient toujours de l ’ autre n ’ est-ce pas ? Toi et moi , nous sommes gentil . le . s , tous les autres par contre ... Ouai . Bon , sans vouloir justifier l ’ absence de courtoisie générale , il semblerait que tous ces comportements que l ’ on trouve détestables , soient dus à nos cerveaux . Ces merveilles de la nature privilégient la prudence basée sur la peur et rejettent au second plan tout comportement plus ouvert et plus positif . C ’ est ce qu ’ affirme Elisha
Goldstein , également titulaire d ’ un PhD en psychologie et auteure du livre Uncovering Happiness : Overcoming Depression with Mindfulness and Self-Compassion . Dans les moments de crise , l ’ être humain met en place un mécanisme de défense pour se protéger d ’ éventuels dangers . Par la même occasion , sans même y prendre garde , il nuit à son rapport aux autres . « Nous vivons dans une sorte de pénurie fondamentale », explique Kristi Nelson , directeur exécutif d ’ une association à but non-lucratif et qui promeut la pratique de la reconnaissance et de la gratitude , Grateful Living . Cette pénurie , enclenche un sentiment de rareté qui tend à régir nos vies . Ce qui mène à une course constante . Une précipitation perpétuelle , qui aggrave
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