3.2.4 Info-Repères
Dans notre culture, le fait de manger ensemble (la commensalité) est fondamental. S’alimenter ne se
résume pas à une simple prise de nourriture, c’est un acte social, de convivialité, un instant privilégié
pour tisser du lien. Toutefois, aujourd’hui, de plus en plus de personnes adoptent des régimes particuliers
pour des raisons éthiques (refus de manger de la viande par respect de toute forme de vie), spirituelles
(interdits ou obligations imposés par certaines religions), politiques (refus d’un modèle alimentaire qui
serait le reflet d’une société qu’on conteste), médicales (allergies, intolérances), esthétiques (régimes
restrictifs pour correspondre aux normes de la minceur). Jusqu’où peut-on accepter ces particularités en
collectivité ? Quels sont les impacts de ces alimentations particulières sur le vivre ensemble ? Sont-elles
possibles dans la collectivité sans en bouleverser complètement la structure ?
Voici un inventaire non exhaustif des alimentations particulières :
1. Les choix alimentaires liés aux rituels religieux 3
Religion musulmane > halal
Religion juive > kasher
C’est quoi ?
Le terme halal signifie en arabe « ce qui
est permis », donc licite, en opposition à
« haram » qui signifie défendu, illicite.
Le terme kasher signifie en hébreu « ce qui
est conforme à la loi », par opposition à ce
qui est « taref », impropre à la consommation.
Ce qui est interdit
• La viande de porc et ses dérivés comme
la gélatine, la graisse
• L’alcool et les autres drogues
• La viande non sacrifiée selon le rituel
musulman
• Le porc
• La viande