Gazelle | Page 59

I envie escapade I wishlist getaway I ‫رغباتنا مغـامـرة‬ Chott El Jerid, le désert de cristal Tel un paysage lunaire, immense et désertique, le chott el Jerid offre des panoramas époustouflants. Il illustre le fort contraste dont regorge la région du grand sud tunisien. Un univers magique où l’on ne saurait dire où commence le ciel et où s’arrête la terre. Crédit photos : Nicolas Fauqué L e Chott El Jerid est la plus vaste plaine saline de Tunisie avec une superficie d’environ 5000 Km2. Il est situé dans la partie continentale du sud-ouest du pays. Traversé par une seule route qui relie Tozeur à Kébili, il est un spectacle éblouissant sous les rayons brûlants. Le long de la piste, les rigoles creusées laissent apparaître des eaux aux multiples couleurs. En effet, le Chott el Jerid, abritant des sources d’eaux souterraines de couleur rouge vif en raison de sa forte teneur en fer, constitue, avec sa surface desséchée par le soleil recouverte d’une croûte dure de sel un site aux allures de désert infini. Ce site extraordinaire peut aussi donner l’illusion que les cristaux de sel miroitant au soleil font apparaître des mirages, jusqu'à parfois donner l’impression d’être au bord de la mer. D’une longueur de près d’une centaine de kilomètres d’est en ouest, il couvre pratiquement la largeur du Sud Tunisien, entre le golfe de Gabès et la frontière algérienne. Le gouvernement tunisien a notamment proposé le site pour un futur classement sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Véritable terre aride, aucune végétation ne pousse sur ces immenses surfaces faites d’argiles, de sels et de gypse. En saison chaude, les sels cristallisent et forment une couche translucide blanche, durcie par le soleil qui offre un jeu de lumière extraordinaire, particulièrement au coucher du soleil. Lors des hivers pluvieux, le Chott se transforme en une mer intérieure des plus étonnantes. Quand l’eau se retire peu à peu, laissant apparaître une surface salée d’un blanc étincelant, il dévoile un paysage de désert de glace. Tandis que la venue du printemps par ses vents de sable redonne au site une couleur plus ou moins ocre. Un magnifique voyage où la sérénité et le silence se conjuguent à ce site d’une rare pureté. I 61