Autre exemple : souvenezvous de cette très belle
scène dans le Saint Laurent
de Bertrand Bonello au
cours de laquelle Yves
Saint Laurent (Gaspard
Ulliel) interroge Loulou de
la Falaise (Léa Seydoux)
sur la provenance des
différentes pièces de sa
tenue :
« Le turban ? Les puces.
La veste ? House of Clark.
La jupe ? Ma mère. Le
chemisier ? Les puces, de
London. Le bracelet ? Ça
c’est un rond de serviette
que j’ai piqué dans
une brasserie. (…) Les
chaussures ? Les puces
de Clignancourt »
Bien que cet épisode n’ait
jamais existé, il permet
malgré tout de rendre
compte de la personnalité
de Loulou de la Falaise et
de son anticonformisme
précurseur. Cette réplique
est
d’une
modernité
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stupéfiante. On comprend
pourquoi la muse de
Saint Laurent demeure
une icône que l’on
retrouve
fréquemment
dans les colonnes des
magazines de mode les
plus respectés.
Pour une personnalité plus
contemporaine, je vous
recommande de vous
imprégner des tenues du
photographe Karl Edwin
Guerre.
Cet
homme
résume à lui seul l’idée
que je me fais du style.
Un heureux mélange de
classiques
intemporels
twistés par des pièces
plus fortes, savamment
intégrées à l’ensemble.
Un style très personnel,
profondément assumé,
qui lui confère une
élégance « facile ».
En vous inspirant de ces
figures, il vous revient à
présent de vous affranchir