partage compagnons 7 déjà , les jeunes doivent cependant être tranquillisés en amont de leur départ . La présentation du voyage à l ’ international aux itinérants doit être progressive afin d ’ être rassurante . Cela soulève aussi une interrogation des équipes qui les accompagnent : comment est-il possible de rendre de plus en plus autonomes les jeunes au fur et à mesure du Tour de France ?
Les jeunes ont ensuite été interrogés à ce propos : « Quel doit être selon vous l ’ objectif prioritaire d ’ une étape à l ’ international ? » Ils ont estimé que les buts principaux d ’ un tel voyage sont une meilleure compréhension de ses propres questionnements et préjugés afin de mieux se connaître , un partage de son savoir , de ses connaissances et de ses expériences hors maison de Compagnons afin que le compagnonnage rayonne et , enfin , le dépassement de soi , la capacité à repousser ses propres frontières . Les organisateurs de l ’ atelier ont constaté ainsi que les objectifs désignés par les jeunes sont les mêmes que ceux de l ’ AOCDTF assignés au voyage à l ’ international .
Enfin , la troisième et dernière question posée aux jeunes était celle-ci : « À l ’ avenir , pourrait-on envisager davantage un Tour du monde plutôt qu ’ un Tour de France ? »
Marie-Laure Gendron et le service Accueil et accompagnement
Les participants ont déclaré que c ’ était envisageable avec les conditions suivantes : une 1 re expérience de vie en communauté de lieu serait nécessaire avant de pouvoir partager des expériences avec une communauté d ’ esprit ; une 1 re expérience professionnelle serait aussi obligatoire afin d ’ avoir le langage universel de la main travailleuse ; le jeune devrait être dans une démarche de progrès . Les jeunes ont aussi fait remarquer que cela était non-réalisable , car incompatible avec le passage de diplômes et l ’ accès à des plateaux techniques . Le service Accueil et accompagnement a constaté qu ’ il n ’ y avait pas de refus de la part des jeunes de cette idée , mais qu ’ ils émettaient cependant une mise en garde quant au partage et à la transmission de notre enseignement . Leur retour est ainsi raisonné et raisonnable .
Les conclusions globales des organisateurs sur les enseignements de cet événement sont les suivantes : deux tendances sont identifiables concernant le départ à l ’ international . Le premier point identifié est que les jeunes croient que la mobilité à l ’ international ne permet pas d ’ évolution professionnelle ni l ’ obtention de diplômes . Le second point qui ressort des discussions est leur souhait de s ’ ouvrir au monde et de diffuser l ’ état d ’ esprit Compagnon .
1 - Avec un effectif maximum de 20 personnes , deux groupes débattent autour d ’ une question , chacun devant défendre l ’ opinion inverse . Une fois l ’ argumentation terminée , des porte-parole ont présenté à l ’ ensemble de la communauté la synthèse du travail effectué .
2 - Processus créatif reproduisant l ’ ambiance d ’ un café , dans lequel les participants débattent d ’ une question ou d ’ un sujet en petits groupes autour de table ( afin de susciter des idées de plan d ’ action et des solutions ).
Extraits des réflexions des communautés sur le voyage à l ’ étranger
D ’ Albi : « Un an , ce n ' est pas grandchose dans une vie : si on perd une année de métier , on gagne une année en tant qu ' homme . »
De Lille : « Une fois qu ’ on y a goûté , on ne peut plus s ’ arrêter ! »
De Toulouse : « Le voyage nous permet de rencontrer de nouvelles personnes aux antipodes de ce que nous sommes , de nous retrouver seul face à nous-mêmes , de faire le point sur nos objectifs et envies ainsi que sur nos acquis . »
De Colomiers : « En plus d ’ apprendre des autres , on peut donner de soi et faire découvrir sa culture à d ’ autres . »
Du Var : « Le voyage à l ' étranger permet de prendre du recul avec le rythme dans nos maisons . Des Compagnons sont présents partout dans le monde pour nous guider . »
De Nîmes : « On peut ainsi faire une coupure durant son Tour de France pour mûrir ses futures décisions à prendre lors de son retour en France . »
De Strasbourg : « Cela permet de découvrir une nouvelle culture , d ’ apprendre une nouvelle langue , de se confronter au monde et donc de gagner en maturité et en sagesse . Une étape à l ' international permet aussi de prendre du recul sur les conditions de vie en France . »
La procédure pour partir à l ’ international
1 / En octobre-novembre , le jeune doit informer son maître de métier de son souhait . 2 / En novembre-décembre , il doit faire savoir au maître de métier son vœu de changement de ville . 3 / Le projet international du jeune est validé par son corps de métier . 4 / Le jeune doit contacter la région internationale par courriel ( bciriani @ compagnons-du-devoir . com ) pour être accompagné dans les aspects pratiques de son projet . 5 / Mi-juin , un retour administratif est effectué auprès du jeune en vue de son départ en septembre .
© Fabio Comparelli / Unsplash .
Des temps d ’ informations existent pour les candidats au départ :
• Mi-octobre : les Erasmus Days ;
• De janvier à fin avril : un accompagnement individuel et collectif est proposé par la région internationale ainsi que des réunions de préparation au départ .
Pour plus d ’ informations , le site Internet d ’ information de la région internationale est accessible toute l ’ année : https :// sites . google . com / compagnons-du-devoir . fr / compagnons-international / accueil
# 318 / Mai 2022