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Les premiers ordinateurs , opérationnels en 1967 , ont apporté une aide décisive pour venir à bout de ce travail de calcul , surtout en termes de temps de réalisation .
Sur ce sujet précis , si l ’ on fait un parallèle avec le Devenir des métiers , on s ’ aperçoit que l ’ utilisation des nouvelles technologies ne provoque pas la mort dudit métier , mais bien son évolution . En effet , ce sont les mêmes personnes qui effectuaient auparavant cette tâche sans aide - les mathématiciennes - qui furent formées à l ’ utilisation de ces nouveaux outils de calcul . Il en est souvent de même dans les entreprises et même si , parfois , la marche est un peu haute , nos jeunes ( et moins jeunes ) ont toujours à cœur de relever le défi . Participer à l ’ évolution plutôt que la subir ...
Pour en revenir à cette nuit magique , le décrochage du module lunaire ( le LM ), petit véhicule spatial fixé au 3 e étage de la fusée pour permettre un alunissage en douceur , puis les premiers pas de Neil Armstrong , suivis peu après de ceux d ’ Edwin « Buzz » Aldrin , ont marqué une étape décisive dans cette aventure spatiale . L ’ Union soviétique réussit le même exploit quelques semaines plus tard , mais avec beaucoup plus de discrétion , on peut le comprendre .
Puis , l ’ échiquier politique mondial se modifiant , une collaboration naquit entre certains pays pour la mise au point de la station internationale , qui tourne encore actuellement autour de la Terre plusieurs fois par jour . Cela n ’ empêche pas aujourd ’ hui que des pays travaillent chacun de leur côté en vue d ’ une expédition sur Mars ; la Chine se jetant cette fois-ci dans la compétition .
On retrouve dans ce phénomène de travail en solo ( et en silo ), les caractéristiques d ’ une tour de Babel . Les différents pays concernés auraient tout intérêt à mutualiser les recherches pour faire des grosses économies d ’ échelle , mais leurs stratégies et finalités divergent .
LA PERSÉVÉRANCE DES INGÉNIEURS DE LA NASA ÉTAIT INDUBITABLE . LEURS COMPÉTENCES ÉTAIENT ÉGALEMENT OPTIMALES .
Le 18 février 2021 , j ’ ai eu le plaisir de regarder un robot américain se poser sur Mars . Cette soirée-là , pendant les trois heures que dura le direct , je me suis senti comme le gamin émerveillé que j ’ étais 52 ans plus tôt . Que dire de ces 20 années de mise au point , des essais , des échecs aussi , pour arriver à cet instant ? La sonde spatiale a dû parcourir un peu plus de 470 millions de km pour éviter le Soleil et son voyage a duré 203 jours . Je vous laisse calculer la moyenne horaire …
À voir les visages crispés des techniciens à Houston lors de la descente du robot , puis du choc avec le sol à 70 km / h , sans connaître vraiment la nature de celui-ci , on se doutait que le résultat de ces millions d ’ heures de travail pouvait être réduit à néant en quelques instants . Toutes ces interrogations furent balayées lors de la réception des premières images de la planète rouge arrivées avec une demi-heure de décalage . Elles permettront des études très poussées qui devraient durer deux ans .
Un autre chapitre de l ’ aventure spatiale vient à peine de s ’ ouvrir . Il s ’ agit du lancement du télescope James Webb qui nous permettra d ’ explorer les confins de l ’ univers et d ’ observer la création des galaxies . Objectif qui peut paraître très loin de nos préoccupations actuelles …
Au fait , j ’ ai omis de vous donner le nom de ce petit astromobile actuellement sur Mars . Ses parrains et marraines l ’ ont tout simplement nommé : Perseverance …
Thierry Aujogue Beaujolais Cœur Loyal
Conseiller au Tour de France
# 318 / Mai 2022