Colloque Julius Koma COLLOQUE corrigé le 4 juin 2017 | Page 51

restitua la dépouille à l’ Afrique du sud qui l’ inhume selon les rites locaux c’ est-à-dire qui le détruit. Ce précédent entraine la restitution des têtes maories à un musée néozélandais en 2012. Alors la Suisse ou l’ Allemagne? On a vu que l’ Allemagne avait un droit encore plus ténu que la Suisse, réclameront-elles un jour la dépouille de Constantin? Et puis qu’ en feront-ils, si l’ on se souvient qu’ à l’ origine dans notre civilisation inhumer un mort c’ est d’ abord lui permettre d’ échapper au charognard et de lui permettre de ne pas être démembré, ce qui serait une issue normale dans une nature non contrôlée. Lui permettre finalement une disparition sans violence... il reste assez peu de possibilité d’ offrir cette libération-là à Constantin, la violence, elle a été faite. S’ il y a eu profanation, ça reste à établir, elle a déjà eu lieu, qu’ est-ce qu’ on veut finalement? Se faire pardonner, nous, en voulant enterrer Constantin? Je vous remercie.
Intervenante:
Par rapport aux arguments évoqués au sujet de la plastination de Von Hagen et de ses expositions, il y a plusieurs chercheurs qui travaillent sur cette thématique et notamment Arnaud Esquerre, sociologue français qui travaillait sur l’ aspect juridique des expositions de Von Hagen et HOLY LINKEN qui elle a travaillé sur des aspects éthiques et sur la mise en scène de Von Hagen, lors de ses expositions et sur l’ érotisation des cadavres exposés par Von Hagen
Jean-Pierre Denefve:
Les os, les cendres et l’ état d’ Arnaud Esquerre. Maintenant le cas de Von Hagen c’ est particulier parce que je pense que ses expositions se déroulent dans des lieux privés et donc il ne s’ agit pas d’ activer la caution publique de l’ institution.
Intervenant:
Oui et non dans la mesure où quand il se produit dans une ville, il cherche la caution des facultés de médecine de la ville dans laquelle il implante son exposition
Jean-Pierre Denefve: qu’ il n’ obtient pas je crois.
Intervenant: en tout cas dans notre cas il ne l’ a jamais obtenue et l’ UCL est sur la même longueur d’ onde que nous.
Intervenante: mais il a quand même été exposé à Hambourg en Allemagne, exposition qui a d’ ailleurs été interdite.
Frédéric Soumois: oui. Frédéric Soumois: on peut juger et aller voir, ou aller voir et juger. Jean-Pierre Denefve:
Monsieur Hendrick qui est docteur en psychologie clinique, psychothérapeute systémique et psycho dynamique à l’ université de Mons et Denis( nom manquant) que vous voyez là est psychologue et psychothérapeute à l’ université de Mons également.
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