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Compétences de pierre, sur du granit, parce qu’ on avait la chance d’ avoir un super granit dans les Vosges. Cela a la qualité d’ un très bon béton. On creuse à 1 mètre, hors gel, on enterre des blocs de granit, on fait un percement dans les blocs, avec au moins une tige métallique qui les réunit tous, et c’ est tout. On avait fait 12 massifs ainsi. La maison bois était un peu surélevée. Le bois était fixé solidement dans le granit, pour éviter les effets de soulèvement. Ce sont des systèmes tout à fait faisables.
C’ est vrai que cela ne remplace pas une dalle, un appui vraiment sur le sol. Être de plain-pied avec le sol, c’ est souvent une nécessité. C’ est là que les techniques de béton cyclopéen sont explorées.
M. D’ Elia.
Il y a deux natures de pierre sur le projet. En sous-bassement, nous avons une assise de 50 centimètres en Brétigny, une pierre plutôt dure. La tapisserie est en Migné et les appuis de fenêtre sont en Brétigny aussi.
On a longuement discuté avec Christophe sur cette question, et on a fait le choix de ne pas mettre de minéralisation, pour laisser respirer la pierre le plus possible.
M. Le Bihan. Merci à vous trois.
Je pense à la Stonemasonry Company, Pierre Bidaud: vous aviez votre projet de bâtiment, où vous vouliez faire les fondations en gros blocs de granit. Ce sont des solutions explorées, qui peuvent être mises en œuvre.
M. Bidaud.
Effectivement, on fait plusieurs tests pour des fondations sur blocs de granit, mais aussi mur de soutènement broché en pièces de granit de 400 d’ épaisseur. Ce serait bien sûr possible, même des éléments préfabriqués en fondation longue.
Beaucoup de béton est malheureusement mis dans les fondations. Avec toute la pierre disponible, les pierres refusées en carrière parce qu’ elles sont esthétiquement non recevables, il y a un très gros potentiel pour faire des fondations en pierre. La beauté peut être cachée.
Sinon, bravo à vous tous. C’ est encore une très belle collaboration entre le faiseur, l’ architecte et l’ ingénieure. Quand cette intégration est faite dès le début, elle ne peut que produire de très beaux ouvrages. Bravo.
( Applaudissements.)
M. Dubos. Bonjour, Patrick Dubos, chargé d’ études.
J’ ai une question à poser sur la nature de la pierre, sur cette hauteur de 4 à 5 mètres. Y a-t-il une nécessité ou est-ce un parti pris de mettre la même nature de pierre? Y a-t-il deux premières assises, par exemple, en pierre plus dure?
Une autre question qui n’ a rien à voir: sur ce projet neuf, avez-vous fait une minéralisation de la pierre?
( Applaudissements.)
Félicitations à vous pour ce magnifique projet, mené de plusieurs mains de maître. Pour reprendre les mots de Pierre, c’ est à cela que l’ on voit un projet réussi: une belle collaboration entre les différents acteurs. C’ est ce qui est remarquable. C’ est ce que l’ on voulait mettre en avant par le biais de cette intervention à plusieurs voix.
C’ est ce que l’ on essaie de mettre en œuvre avec les Grands Ateliers, en essayant, dans le cadre de la formation, de faire se rencontrer nos jeunes itinérants tailleurs de pierre ou nos apprentis avec des architectes eux aussi en formation, pour essayer d’ instaurer, dès le cadre de la formation, ce schéma de collaboration.
C’ est important de prendre les bonnes habitudes dès le début.
Les jeunes: on va rester sur ce sujet. Cette conférence venait clôturer notre deuxième thématique, qui concernait la compétence, et ouvre la troisième sur l’ emploi, en s’ appuyant sur la thématique de la jeunesse et des stratégies d’ attractivité de demain. Vincent disait ce matin qu’ il est nécessaire d’ aller chercher de nouveaux profils, demain, en communiquant autrement sur nos métiers, et en montrant que les métiers de la pierre sont des métiers contemporains. Chez les Compagnons du Devoir, on est persuadé qu’ il faut réussir avec la jeunesse: c’ est l’ avenir.
Pour nous parler de cela, j’ ai le plaisir d’ animer une table ronde aux côtés de Laurent Marmonier, président de la CAPEB Isère, Marina Becerra, cheffe de projet R & D chez les Compagnons du Devoir, et Florent Cordier, responsable de l’ Institut supérieur de la couverture.
98 COLLOQUE- LA PIERRE, UN CHOIX SOCIÉTAL