Compétences suis formé sur mon Tour de France. Il y a aussi Théophile Duquenne, qui a fini le chantier avec moi récemment. Thomas Le Turnier et la seule « jeune », Lorine Gratadour qui est sur son Tour de France actuellement et travaille chez Ingé-Pierre. J’ ai oublié Bruno Combernoux, je n’ avais pas de photo de lui: il a aussi beaucoup participé au chantier, en amont et sur le chantier.
Sur l’ exécution, Christophe a bien présenté les choses: il n’ y avait pas beaucoup d’ espace sur le chantier. Il fallait être un peu malin. On a travaillé de l’ intérieur pour la quasi-globalité du chantier. Pose à la pince. Mortier de chaux NHL classique. Dosage d’ environ 300 kilos. On fait le mortier le matin et c’ est parti, on lève les cailloux et on pose. Pas de ravalement, pour revenir sur le sujet de ce matin: on fait une pose propre, finie et on n’ y retouche pas.
On a eu beaucoup d’ intempéries, mais cela s’ est bien déroulé. La pose de l’ arc s’ est bien déroulée. On n’ a pas eu de vrais problèmes, à part un peu de retard à cause de la pluie.
Voilà le chantier terminé. Merci.( Applaudissements.)
M. Le Bihan.
On a un petit temps de questions-réponses, pour échanger avec Christophe, Marine et Sébastien. Merci pour vos présentations.
Vous pouvez remonter sur scène pour échanger. J’ imagine qu’ il doit y avoir des questions.
Merci pour votre présentation. Vous avez mis en avant le volet financier et la façon dont cela a réorienté certains choix architecturaux. Des économies ont été cherchées à travers la nature de la pierre et l’ épaisseur, si je ne me trompe pas.
Y a-t-il eu aussi des économies à travers les process de circulation verticale et horizontale( moyen de levage), mais aussi à travers le calepinage? Avez-vous revu le format de la pierre? Le DTU 20.1 vous a-t-il contraints à certaines dimensions ou pas?
M. Aubertin.
Un premier élément de réponse: sur les dessins de Sébastien, on a vu les tout premiers dessins de façade que je lui ai envoyés. J’ avais des assises de 20 à 25 centimètres. C’ était un peu mon intuition au départ: faire un projet avec de tout petits blocs, qui soient peut-être même les chutes et les rebuts du marché de Saint-Dizier, où nous étions en pierre de Meuse.
Finalement, on a pris une autre pierre. Il s’ est avéré que la bonne dimension de pierre de Migné, pour le montage et pour le levage, c’ était des blocs avec des assises de 40 et des largeurs variables. C’ est sûr qu’ il faut de la flexibilité. Nous, les architectes, sommes incapables de dessiner une assise précise. Nous sommes capables de le faire, mais c’ est un risque, au vu de la technique et de la finance. Il vaut mieux laisser la porte ouverte et se laisser guider ensuite, quand l’ entreprise est définie, pour redéfinir la bonne hauteur d’ assise et les bons détails.
M. Nougayrede. Bonjour. Paul Nougayrede, chercheur.
Merci beaucoup pour les trois présentations. C’ était vraiment très intéressant. Je me demandais: qu’ est-ce qui fait cette économie de plusieurs dizaines de milliers d’ euros entre la solution avec les quatre arches et celle avec les plates-bandes? Y a-t-il d’ autres différences? Sur quoi se situe cette grosse différence?
M. D’ Elia.
C’ est assez simple. En quantité de matière, il n’ y a pas vraiment de différence. En revanche, dans la transformation et la mise en œuvre, il y a pas mal de choses supplémentaires. Cela peut vite monter. Plus on peut réduire le cintre— c’ est une histoire qui date de l’ Antiquité, dans la construction—, mieux c’ est.
Mme Blikaz. Bonjour. Anouar Blikaz. Je suis architecte façade.
Sinon, on risque d’ avoir des plus-values inutiles, à cause d’ un quiproquo sur une volonté qui n’ est pas vraiment la mienne.
Sur les arcs, le temps de mise en œuvre est élevé, alors que monter des murs en encorbellement et faire un arc en plate-bande est très rapide. On a vu concrètement que c’ était efficace.
Pourquoi est-ce que je voulais absolument 20 centimètres? C’ était uniquement économique. Si on passait à 40, on doublait le prix et la maison n’ était plus faisable. Les 20 centimètres, c’ était une manière d’ assumer: certains font des bâtiments en pierre bien épais et l’ assument; et si on essayait de faire un bâtiment en pierre le plus fin possible, pour voir ce que cela peut créer esthétiquement?
M. Carme. Bonjour, Didier Carme, ARCHI UPDATE.
Je voulais demander s’ il y avait eu des contraintes au niveau sismique.
96 COLLOQUE- LA PIERRE, UN CHOIX SOCIÉTAL