Conclusion l’ objectif— j’ ai trouvé cela particulièrement intéressant— de ne pas s’ arrêter à la fabrication d’ un objet, mais aussi d’ infuser dans d’ autres matières. J’ ai même entendu parler de mathématiques.
Achille, qui est un CM1, nous dit dans le film: « Je ne pensais pas que je pouvais réaliser une aussi jolie lampe ». Il était visiblement très heureux et fier de cela. Un autre enfant a dit: « C’ était la meilleure chose que j’ ai faite dans ma vie à l’ école ». Cela donne vraiment envie.
« Avec Manufacto, on veut donner aux jeunes un autre regard sur les métiers manuels »: visiblement, cela fonctionne.
Florent, le dernier à parler, nous a dit: « Il manque un grand nombre de couvreurs en France. Une étude a fait ressortir cinq points sur le métier de couvreur. Ils sont reconnus, cela paye bien, c’ est un métier qui a du sens, mais c’ est un métier difficile, dur, et aussi un métier dangereux ».
Le mouvement de la Frugalité heureuse et créative a lancé il y a un an et demi une pétition pour baisser le taux de la TVA sur les matériaux biosourcés et géosourcés, à 5 %. Je pense que vous êtes d’ accord avec nous pour baisser la TVA sur les matériaux, parce que le béton, l’ acier et l’ aluminium ne sont pas vendus à un prix incluant leur impact environnemental. Si vous avez envie de nous soutenir— c’ est une pétition que l’ on porte maintenant au niveau européen—, vous pouvez aller sur notre site et la signer.
Après ce rapide rappel d’ une partie de ce qui a été dit dans la journée, nous allons réinviter les intervenants qui étaient avec nous cet aprèsmidi et nous allons essayer d’ aller encore plus loin autour de la question: construire en pierre, avec quelle ressource, avec quelle technique, quels artisans et à quel coût? Merci.
( Applaudissements.)
Il a partagé avec nous le fait que les gens doivent pouvoir s’ identifier à ce métier là où ils habitent. Couvrir, à certains endroits, ce sont des lauzes de pierre, des lauzes de schiste, comme chez moi dans le Lot, ou des lauzes de calcaire. Cela peut être de la tuile canal, de la tuile plate. Cela peut être aussi de l’ ardoise. À chaque fois, c’ est presque un métier différent, puisque la ressource est différente. Il est donc important que les gens puissent s’ identifier à ce métier là où ils habitent.
C’ est à Vincent que je vais donner le mot de la fin. Les premiers intervenants ont dit des choses que je dis moi-même depuis fort longtemps. Vincent a dit aussi ceci: « Il faut utiliser la bonne pierre, au bon endroit et au bon moment ».
Moi, je dis toujours: « Ce qui est vraiment frugal »— avant, je disais « écoresponsable », « durable » ou « écologique »— « c’ est d’ utiliser la juste quantité du bon matériau au bon endroit ». Philippe Madec m’ a appris à dire: « et au juste prix ».
121 COLLOQUE- LA PIERRE, UN CHOIX SOCIÉTAL