Conclusion une étude ethnographique en Suisse, en Espagne et en Angleterre. Elle nous a montré à quel point, dans ces trois pays, il y a, dans des magazines et des universités, des gens qui travaillent sur le renouveau de la construction en pierre. Elle n’ a pas travaillé sur la France. Pourtant, la France est certainement un des pays pionniers sur l’ usage de la pierre massive.
La forme suit-elle la provenance de la pierre, la pierre telle qu’ elle se trouve dans le sol, l’ expertise en matière de construction en pierre, les croyances morales autour de la pierre? Elle a même parlé des émotions. Le travail manuel avec la pierre, les connotations sociales de la pierre, la nature de l’ innovation avec la pierre, les associations stylistiques de la pierre ou la durabilité de la pierre. Elle s’ est basée sur deux projets. Normalement, je n’ ai pas le droit de vous dire qui sont les 40 finalistes du materia award. même certainement des efforts qui sont faits et qui vont continuer à être faits pour cela.
Préserver l’ environnement, c’ est se soucier de la ressource, mais aussi du coût carbone. À partir d’ une étude réalisée, on a vu que, si on prend la vision holistique, la vision globale, le coût global, utiliser de la pierre française peut être aussi économiquement intéressant. Pour lui aussi— ses verbatim me semblaient particulièrement intéressants—, la filière pierre peut avoir un impact positif sur les enjeux auxquels nous devons faire face: atténuer le changement climatique, puis s’ y adapter. Il a parlé aussi du localisme comme une des réponses que nous pouvons apporter au changement climatique et à l’ usage de la pierre. La pierre est par nature un matériau bas carbone et elle doit le rester. Elle le restera si on a moins d’ importations de pays très lointains.
Je peux tout de même vous dire que, parmi les trois projets qu’ elle a étudiés, un a été fait par un architecte qui est l’ un des finalistes du materia award. Elle a parlé aussi de plusieurs projets d ' IBAVI, un maître d’ ouvrage à Majorque, qui est aussi parmi nos finalistes.
J’ ai retenu une phrase, parmi celles qu’ elle a dites: « La rationalité constructive pourrait générer de nouvelles formes architecturales propres à notre époque. Cela mériterait plus de recherches, en partenariat avec les Compagnons. ». La main est lancée vers les Compagnons aussi, pour des recherches académiques.
Vincent Raynaud, ensuite, secrétaire général du SNROC, a essayé ensuite de répondre à cette question: comment concilier exploitation des roches ornementales de construction et préservation de l’ environnement? Il a d’ abord dressé un tableau de la filière pierre française, qui n’ est pas complètement rose puisque l’ on est passé, en 15 ans, de presque 1 000 entreprises à 640. Il avait même l’ air de dire que, aujourd’ hui, ce serait plutôt 500. La filière est constituée presque exclusivement de TPE ou de PME installées en zone rurale. De plus, 50 % des pierres utilisées en France sont importées, entre autres ou essentiellement à cause du coût.
Préserver l’ environnement, c’ est se soucier de la ressource et du coût carbone. Vincent Raynaud nous a dit que les exigences sur la préservation de l’ environnement et les autorisations d’ ouverture et d’ exploitation des carrières devraient être calibrées en fonction de la taille de l’ exploitation, ce qui semble être une bonne idée. Il nous a expliqué qu’ il travaillait avec les services de l’ État, pour essayer de sécuriser l’ accès à la ressource.
Une carrière n’ est peut-être pas le meilleur endroit pour la biodiversité, mais il y a quand
J’ aurais pu garder l’ essentiel des propos d’ Hugo Topalov comme verbatim. Il nous a parlé de la place, pour un matériau durable, dans une filière de réemploi. J’ ai trouvé très fair-play de sa part, alors qu’ il travaille surtout sur le réemploi, de commencer en nous disant: « Il est bien plus vertueux de réfléchir d’ abord à la possibilité de conserver les bâtiments et de les transformer avant de penser à les démolir et à réemployer certains de leurs composants ». On retrouve ce que nous disait Albane de l’ ADEME au départ.
Étape clé en amont: faire un diagnostic de la ressource, avant la déconstruction, s’ interroger sur le type de pierre, sur l’ état de la pierre, sur les types de mortier, sur l’ accessibilité des pierres et sur la taille et le poids des blocs. Ensuite, quelques étapes clés: recherche de chantiers récepteurs de matériaux, parce qu’ on ne va pas déconstruire pour avoir des matériaux si on ne sait pas où on pourra les réutiliser. Dépose, nettoyage, caractérisation par des essais en laboratoire. Ensuite, le chantier de déconstruction, la dépose mécanique. Et anticiper la logistique et le stockage: on a vu à quel point c’ était important
Quant au bilan économique, il était quand même assez positif, en tout cas sur quelques exemples dont il nous a parlé, avec un prix du réemploi de 500 euros du mètre cube, contre un prix du neuf à 650 euros du mètre cube.
Avant tout, Hugo a beaucoup insisté sur le bilan humain. J’ ai gardé la citation d’ une des personnes qui avaient participé au chantier: « Le rendu a été très satisfaisant pour tous les intervenants, et pour le client. La montée en compétence des acteurs a été appréciable ».
Il y a également cette citation que j’ ai trouvée très intéressante, car je ne savais pas qu’ il le faisait: « Nous aimons faire une architecture de stock, qui est offerte aux habitants pendant le temps du projet ». Il nous a montré les petites
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