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DOSSIER du processus d’Education permanente permettant aux jeunes, à partir de leurs réalités vécues, d’élaborer, d’échanger leur lecture de la société et leur vision du monde et d’agir collectivement. Le pouvoir subsidiant « public » peut ainsi orienter les pratiques associatives au travers des politiques qu’il décide de soutenir. Dans le secteur de l’enfance, c’est l’ONE qui gère les subsides octroyés aux écoles de devoirs, opérateurs extrascolaires et autres centres de vacances. Vous avez dit "aumône" ? Certains organismes privés s’associent à ces aides publiques pour soutenir certains projets dans une logique plus ponctuelle. La Fondation Roi Baudouin, le Rotary, le Kiwanis, Cera… autant de ces mécènes dont COALA aura bénéficié ces dernières années. INCERTITUDES Qui dit dépendance dit également incertitudes... L'actualité de ces derniers mois concernant deux grandes sources de financement de notre secteur illustre parfaitement ce constat ! LE FESC. Depuis 1996, COALA bénéficie d’un subside du FESC (Fonds d'Equipements et de Services Collectifs). Derrière ce nom barbare se cache une des institutions de la sécurité sociale qui intervient dans le financement de l’accueil des enfants. Très concrètement, le subside FESC couvre une grosse partie du salaire de deux permanents au sein de COALA. Le montant de ce subside est recalculé chaque année, en fonction du nombre d’enfants de parents salariés accueillis lors de certaines de nos activités. C’est cette particularité qui nécessitait d’ailleurs certains documents tels que preuve d’allocations familiales ou composition de ménage… (voir à ce sujet notre article page 8). Première zone d’incertitude : depuis le 1e janvier 2015, suite à la 6e réforme de l’Etat, les moyens budgétaires du FESC ont été transférés à l’ONE qui devient dès lors responsable de l'essentiel du suivi et des modes de financement pour les politiques d'accueil de l'enfance. Benoît Parmentier, Administrateur général de l'ONE, le rappelait en décembre à de nombreux coordinateurs ATL réunis à La Marlagne : « (…) les trans- ferts de compétences et budgétaires permettront à l'ONE d'approfondir les synergies existantes avec le monde de l'enseignement. Nous sommes déjà proches du milieu scolaire puisque nous gérons les politiques d'accueil durant le temps libre (notamment l'accueil extrascolaire et les écoles de devoirs). Demain, nous travaillerons de manière plus étroite encore avec lui. » A l’heure actuelle, de nombreuses incertitudes administratives planent encore sur la manière dont ce dossier sera traité à l’avenir. Financièrement, le montant de référence sera celui de 2012… soit 5000 € de moins pour notre budget 2015. LES APE. On en a beaucoup entendu parler ces derniers mois ! Ces Aides à la Promotion de l'Emploi consistent à octroyer, sous la forme de points, une aide annuelle visant à subsidier partiellement la rémunération de travailleurs, une réduction importante des cotisations patronales de sécurité sociale et une indexation automatique du montant de la subvention. Ces aides sont octroyées aux pouvoirs locaux, aux employeurs du secteur nonmarchand et au secteur de l’enseignement. Elles constituent un levier important de la politique de l’emploi mais sont surtout un apport majeur et structurel pour les associations 5