Bâtir sur l´innovation – Histoires de Construction de Défense | Page 71

Des techniciens remplacent le moteur d’ un CP-140 Aurora dans ses installations nouvellement construites à la BFC Greenwood, en Nouvelle-Écosse, en mai 1988.
Malheureusement, les travaux se sont prolongés jusqu’ en 1982, et les coûts ont dépassé la barre des 100 millions de dollars à cause d’ une longue grève des travailleurs de la construction au Québec, ponctuée de nombreuses confrontations, à cause aussi de l’ inflation, de modifications aux codes du bâtiment, de difficultés dans la création du concept, puis sa modification, de réclamations en lien avec la mise en œuvre et de procédures judiciaires.
Projet: Le programme Aurora
Au milieu des années 1970, le Canada commence à ressentir le besoin de se doter de nouveaux aéronefs de patrouille maritime à long rayon d’ action pour remplacer ses Canadair Argus, qui gardaient ses côtes depuis 1958. Désirant acquérir des Aurora de Lockheed, les Forces canadiennes ont signé avec cette société, en juillet 1976, un contrat de plus d’ un milliard de dollars à cette fin, ce qui voulait dire, bien entendu, qu’ il faudrait construire de nouvelles installations pour les aéronefs sur les côtes de l’ Atlantique et du Pacifique, où ils allaient être livrés entre mai 1980 et juillet 1981.
Dans le rapport annuel de CDL, on parlait d’ une « augmentation sans précédent » de la charge de travail en 1978 et en 1979, une augmentation que le bureau régional de l’ Atlantique a connue de près. En effet, les projets Aurora ont été lancés dans cette région en même temps que le Plan d’ aménagement de la base d’ Halifax et d’ autres projets, ce qui a propulsé la charge de travail dans la région à un niveau jamais vu en 20 ans. Et c’ est sans compter la grève des électriciens qui a touché l’ ensemble de la province.
Des gens en avance sur leur temps Services techniques, siège social, fin des années 1970— George Moennich À l’ époque où j’ étais chef des Services techniques, vers la fin des années 1970, le projet Aurora a été l’ un des premiers pour lequel nous avons eu l’ aide d’ expertsconseils. ADD, la société d’ experts-conseils, était située à Halifax. Pour faciliter la communication, nous avons fait installer un télécopieur au siège social. On pouvait envoyer des croquis avec cet appareil, et il a très bien fonctionné pendant toute la durée du projet. Une fois le projet terminé, on m’ a demandé si nous devions le garder. Malgré le fait qu’ il nous avait été très utile, j’ ai répondu non parce que personne d’ autre n’ en utilisait dans le domaine.
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