Bâtir sur l´innovation – Histoires de Construction de Défense | Página 19

Initiative conjointe des États-Unis et du Canada dans les années 1950, le Réseau Pinetree est le plus méridional des trois réseaux de radars conçus pour détecter les aéronefs ennemis afin de protéger l’ Amérique du Nord.
Canada – États-Unis( CANUSAD); les marchés pour les 10 stations du commandement aérien du nord-est( North East Air Command) ont été négociés par l’ U. S. Corps of Engineers, mais ont été signés avec les entrepreneurs canadiens Fraser-Brace-Terminal et Drake-Meritt, en partie grâce aux négociations de CDL avec l’ organisme américain.
Pour la première fois, mais non la dernière, CDL et le gouvernement du Canada insisteraient pour garantir la participation d’ entrepreneurs canadiens. En effet, en juin 1955, les États-Unis et le Canada ont signé une entente portant sur neuf nouvelles stations radars temporaires destinées à combler un vide. On a alors attribué, en sous-traitance, la plupart des travaux de construction des six stations situées sur la côte est du Canada à l’ une des entreprises canadiennes ayant participé à la construction des premières stations du Réseau Pinetree. En ce qui concerne les trois autres sites, CDL a passé un marché de gestion avec l’ U. S. Corps of Engineers.
De vilains petits castors … Sioux Lookout, 1952— John Blackie Le chantier du radar du Réseau Pinetree se trouvait sur une colline à environ 18 km de la ville de Sioux Lookout et avait plus ou moins été aménagé au beau milieu de la forêt. On avait construit une route menant au site des opérations et on avait déblayé un campement. L’ entrepreneur y avait construit un bâtiment servant à la fois de pavillon-dortoir, de cuisine de chantier et de bureau, et deux autres petits bâtiments servant de centrale électrique et de baraque pour les visiteurs. Un peu en retrait du campement, on trouvait deux autres baraques, l’ une servant au gestionnaire de projet, et l’ autre au directeur des travaux de l’ entrepreneur.
En périphérie du site coulait un petit ruisseau que nous avons muni de pointes filtrantes pour approvisionner le camp en eau. L’ ennui, c’ est qu’ une colonie de castors en avait décidé autrement: elle avait construit un barrage en amont pour créer un petit lac. Naturellement, notre ruisseau s’ est asséché.
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