1955 à Balafotio, dans le groupement Bangang, région administrative de l’ Ouest du Cameroun. Sur un ton calme et courtois, il explique les raisons de l’ ouverture de cet établissement au sein du groupe d’ entreprises dont il est le fondateur: « C’ est dans les années 90 que ce secteur a pris corps chez nous. Le constat qu’ on peut faire est que sur le plan de la qualification professionnelle des ressources humaines, on a un peu mis la charrue avant les bœufs. On aurait dû créer des écoles pour former des professionnels avant de développer le secteur. C’ est ce qu’ on a fait en Afrique de l’ Ouest. Là bas, des écoles professionnelles ont vu le jour et ont même été soutenues par les pouvoirs publics. Il s’ agit de s’ assurer que les établissements de microfinance ont des Hommes qu’ il faut pour être performants. Nous avons constaté un vide. Nous avons mené une étude de faisabilité qui nous a conduit auprès d’ un large échantillon des patrons de la microfinance, d’ un autre échantillon |
constitué des cadres de la microfinance, de la division de la microfinance du ministère camerounais des Finances, de la Commission bancaire de l’ Afrique centrale. Il s’ agissait pour nous de comprendre les déficits qu’ on peut constater
Nous avons formé des cadres de Loxia, un établissement de microfinance créé par la banque BGFI au Gabon. Nous avons reçu des pensionnaires venus du Tchad. Aujourd’ hui, nous discutons avec l’ association des établissements de microfinance de la République démocratique du Congo », indique Zacheri Dountio.
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chez les ressources humaines du secteur. Nous avons eu la confirmation de ce qu’ il y avait un déficit de formation. Nous avons choisi de nous lancer sur le créneau ».
Richy School of Microfinance voit le jour en 2013. Elle organise la même année à Douala, du 13 septembre au 12 octobre, en partenariat avec l’ Ecole de la Microfinance de Nantes, le « Mois de la professionnalisation de la microfinance au Cameroun ». 60 cadres de microfinance reçoivent à l’ occasion une formation. La formule est reconduite en 2014 et permet à une cinquantaine d’ autres cadres de se former. Mais au vu des lacunes constatées chez ces ressources humaines, le promoteur de Richy se convainc de ce que des séminaires d’ un mois ne suffisent plus. L’ engouement existe.
Zacheri Dountio conçoit alors une formule de formation en alternance qu’ il appelle « formations-métier ». « Nous pratiquons ici la
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formation en alternance, une sorte d’ école-entreprise. Notre objectif consiste à donner aux jeunes un métier précis. Aujourd’ hui, nous avons onze métiers ouverts. Les formations durent entre 06 et 10 mois, en fonction du métier choisi par l’ apprenant, avec pour chaque parcours un volume horaire de 400 heures. Les apprenants passent 200 heures dans les salles de classe et 200 autres heures en milieu professionnel. Notre démarche est de dire qu’ au bout de la formation, l’ apprenant doit être immédiatement opérationnel. Les 09 modules qui constituent chaque parcours sont centrés sur le métier que l’ apprenant a choisi. Nous évitons de distraire ceux qui viennent ici avec des pré-requis qu’ ils sont supposés avoir acquis dans leurs précédentes formations. Nous partons du principe que pour être efficace quand on exerce son métier, il faut apporter des solutions pratiques aux problèmes que vos interlocuteurs peuvent vous poser », précise-t-il. Leitmotiv: pas plus de 15 |