Brumaire Numéro 15 - Page 2

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Lundi 27/04/2020

En bref...

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Là où il nous faudrait travailler à tirer au maximum vers le haut, via l'égalité des chances et la méritocratie, nous préférons rester dans cette pseudo "guerre des classes" qui arrange toujours les mêmes, les profiteurs du systèmes quelle que soit leur place dans le système.

«Castaner préfère excuser les émeutiers plutôt que défendre les policiers» Julien lui répond et ça cogne sec …

Ceux qui ne supportent pas le confinement et décident d’aller faire du jogging à Paris en dehors des horaires réglementés, l’exécutif n’a pas de mots assez durs pour les réprimander. Ceux qui passent le confinement ailleurs que dans leur appartement en s’installant pour un temps à la campagne sont régulièrement traités d’égoïstes irresponsables, voire de criminels en puissance sur les réseaux sociaux. En revanche, ceux pour qui le confinement serait «trop dur» peuvent attaquer un commissariat, caillasser les forces de l’ordre ou brûler la voiture de leurs voisins, ils trouveront alors chez le ministre de l’Intérieur de la bienveillance et de la compréhension...

Depuis samedi soir, suite à un accident entre une voiture de police et un délinquant d’une trentaine d’années, condamné à 14 reprises, sous contrôle judiciaire pour avoir menacé de mort une personne hachoir à la main, on assiste depuis à un embrasement des banlieues, de Villeneuve-la-Garenne à Gennevilliers, d’Aulnay-sous-Bois à Suresnes, de la Courneuve à Nanterre, d’Évry à Fontenay-sous-Bois. Face à ces émeutes d’autant plus inacceptables qu’elles ne reposent dans les faits sur rien de tangible (une enquête est en cours et l’homme accidenté était manifestement en infraction), c’est le ballet de l’excuse sociologique qui a débuté dans la presse. Et le sociologue en chef, c’est d’abord Christophe Castaner: pour lui, tout cela est «l’effet du confinement, de la dureté du confinement pour ces jeunes gens»... et le ministre chargé du respect de la loi d’ajouter: «ce sont des petits groupes qui pensent que ce serait ludique d’attaquer les forces de police, de brûler des poubelles. Ce n’est pas ludique, c’est dangereux à commencer pour eux-mêmes». Les policiers qu’il est censé représenter apprécieront.

On atteint là en même temps le fond de l’irresponsabilité et le comble de la bêtise. Contrairement à ce que pense peut-être Monsieur Castaner, le caïd de banlieue n’est pas stupide à ce point. Attaquer la police, faire régner la terreur dans les rues et incendier des voitures n’a rien d’un jeu. Le terme «ludique» est donc parfaitement déplacé et tend à faire passer pour normal ce qui ne l’est pas. Face à des voyous qui veulent blesser des policiers et n’hésitent pas à assiéger des commissariats, un tel euphémisme est délétère. Le but de ces émeutes est pourtant toujours le même : démontrer sa puissance en s’en prenant à ceux chargés de faire respecter l’ordre républicain, et exhiber sa domination sur un territoire. Les caïds affichent leur pouvoir au détriment de celui de l’État et entendent prouver qu’ils sont les véritables maîtres. Ils veulent faire peur et voir les autorités baisser les yeux. Quand cela marche, ils ajoutent ainsi l’impunité à la dangerosité.

L’État a renoncé à appliquer la loi sur certaines parties du territoire.

L’État aurait-il tellement peur de ne plus contrôler les banlieues, qu’il a même renoncé à se faire respecter... et l’avoue sans ambages ? La fin de l’intervention du ministre jeudi matin sur BFMTV est à ce titre sans équivoque : des délinquants tirent aux mortiers d’artifice sur un commissariat et essaient de blesser ou de tuer des policiers, et le ministre de l’Intérieur s’inquiète avant tout pour leur santé ? Il paraît oublier que ceux qui se prennent cailloux et armes de jet, voire parfois cocktails molotov, ne sont pas les émeutiers, mais bel et bien ceux qui les affrontent. Cette soumission en parole comme en acte de Christophe Castaner ne parle pas que de son absence de crédibilité et de compétence, elle dit surtout que l’État a renoncé à appliquer la loi sur certaines parties du territoire et pense, en s’humiliant, arrêter le feu.

Pourtant si à la faveur de l’instrumentalisation d’une fausse rumeur, c’est toute une partie de la banlieue qui s’embrase, cela n’est pas un hasard. C’est le résultat d’un long travail idéologique, qui aboutit à faire de la police un ennemi et de la France un pays raciste. Les fruits, les voici : ce hashtag «#MortAuxPorcs» qui sévit sur les réseaux sociaux d’extrême-gauche. Ce véritable appel au meurtre des policiers est pourtant traité comme un épiphénomène.

Poursuivant cette grotesque comédie, voilà que nous avons maintenant droit à l’appel au calme du caïd accidenté. Lequel, la main sur le cœur, espère que «justice lui sera rendue». Il faut reconnaître à son avocat un véritable talent, celui d’exploiter l’hypocrisie politique actuelle. Quelqu’un croit-il vraiment à la sincérité de celui qui instrumentalise un accident, alors qu’il était dans l’illégalité et se fait passer pour une victime expiatoire ? Lancer un appel au calme, après avoir hurlé à la bavure, est comique pour qui connait la banlieue. C’est pourtant toujours le même scénario auquel on assiste depuis des années. Quant à ces appels, souvent surjoués, ils visent d’abord à assurer la défense de celui qui les lance. Le double langage coutumier aux voyous est parfaitement intelligible pour leurs petits camarades et ne s’adresse qu’aux politiques, vus comme lâches, manipulables et particulièrement sensibles à un discours de victimisation quand il les exonère d’agir tout en préservant leur réputation d’humaniste et parfois leur clientèle. D’ailleurs, généralement le subterfuge fonctionne et on voit nombre de maires de ces villes plus souvent soutenir les voyous en mettant en avant l’injustice sociale, qu’assumer leur rôle de représentants de la loi.

Christophe Castaner apporte sa caution à ces attitudes inacceptables.

Lorsque je travaillais aux Mureaux en tant que directrice de cabinet, nous eûmes droit en 2001 à une flambée de violence urbaine suite à la mort d’un jeune après qu’au volant d’une voiture volée, lui et deux de ses amis aient tenté de forcer un barrage et d’écraser un policier. S’en sont suivies quelques nuits d’émeutes. Le conseil municipal venait alors juste d’être élu et faisait état d’un angélisme extrêmement peu réaliste. Le discours larmoyant et victimaire sur les jeunes des cités était alors à son apogée. Alors que deux compagnies de CRS essayaient de maintenir l’ordre, les grands frères venaient régulièrement se proposer comme médiateurs. Sauf qu’à la faveur d’une caméra nouvellement installée à l’arrière d’un bâtiment, élus et policiers ont pu découvrir un étrange ballet : ceux qui se proposaient d’éteindre le feu si on leur laissait les mains libres étaient les mêmes qui poussaient les autres jeunes à l’affrontement. Ils changeaient juste de sweat derrière les bâtiments, espérant monnayer auprès des élus leur supposée influence bénéfique sur les jeunes. À l’époque, quand on était de gauche, refuser de regarder en face la violence pour la violence qui caractérise ceux qui font régner la terreur dans les quartiers, permettait d’obtenir un brevet de bonne conscience, alors que dans les faits on abandonnait les habitants des quartiers aux plus dangereux des leurs. Depuis, hélas, la posture s’est beaucoup généralisée.

Alors que nous affrontons une pandémie sans précédent et que nous mobilisons toutes les ressources de la solidarité nationale pour éviter un crash économique qui se traduirait par une véritable plongée dans la misère d’un grand nombre des nôtres, ces émeutes sont lamentables. Mais faire l’amer constat que Christophe Castaner, en qualité de ministre de l’Intérieur, apporte sa caution à ces attitudes inacceptables, est pire encore.

Céline Pina

Devoir d'état

Depuis un mois, tous les soirs à 20 h, on honore les « soignants » mais, avec eux, tous ceux qui assurent les fonctions vitales de la Nation : fonctionnement des réseaux d’eau, d’électricité, approvisionnement en vivres de la population, ramassage des ordures,... bref, ceux qui accomplissent leur devoir d’état dans la discrétion et avec efficacité.

Devoir

Il y a bien longtemps que l’expression « faire son devoir d’état » n’est plus employée et ne s’en souviennent que ceux que l’on appelle aujourd’hui les « aînés » ou « seniors ». Elle était un leitmotiv dans les familles et à l’école des années 50-60 où l’on rappelait quotidiennement aux écoliers qu’il fallait travailler pour acquérir le métier de leur choix.

Depuis un mois, tous les soirs à 20 h, on honore les « soignants » mais, avec eux, tous ceux qui assurent les fonctions vitales de la Nation : fonctionnement des réseaux d’eau, d’électricité, approvisionnement en vivres de la population, ramassage des ordures,... bref, ceux qui accomplissent leur devoir d’état dans la discrétion et avec efficacité. Ce sont alors 2 minutes d’applaudissements pour remercier ces Français sans qui la Nation ne pourrait survivre.

Ils font leur devoir, chacun dans son domaine, en prenant parfois des risques et découvrent l’importance de leur travail dans la vie du pays. Transparaissent chez eux le goût du travail bien fait et une certaine fierté à servir. Puissent les jeunes Français comprendre que la valeur d’un métier vaut d’abord par la qualité de la tâche accomplie avec conscience et exigence.

Citoyens

Toutes les périodes de crise réveillent le besoin de dévouement. Or chacun a reçu au moins un talent à sa naissance : bon sens, adresse, imagination, force physique, compétence… De là le besoin de le partager pour soulager, faciliter, satisfaire, améliorer. Face à une menace de mort, chacun découvre qu’il ne peut survivre seul et qu’il faut jouer en équipe. La société éprouve le besoin de se réorganiser pour se défendre, et à l’individualisme croissant d’hier se substitue un besoin d’agir collectif au sein d’une équipe qui s’appelle la France. La mise en commun des talents s’impose. On comprend ainsi mieux comment nos anciens ont pu supporter les innombrables épreuves et les terribles souffrances qu’ils affrontèrent au cours du XXe siècle. À cet égard, les couturières retraitées, fabriquant des masques pour ceux qui travaillent, illustrent bien l’expression « L’arrière soutient l’avant ».

Chefs

Mais ce devoir d’état n’est pas l’apanage des seuls simples citoyens. Il s’adresse d’abord aux responsables, quels qu’ils soient, ceux qui exercent des responsabilités de commandement car comment ordonner, sans anticiper, comprendre et donner l’exemple ?

Anticiper

On l’exige d’un chef de famille qui doit équilibrer son budget, d’un agriculteur, d’un chef d’entreprise, ou du chef d’état-major des Armées pour garantir qu’il sera en mesure de remplir la mission correspondant au contrat opérationnel.

Il en va évidemment de même des gouvernants, chacun dans son domaine. Cela n’est possible que s’ils se sont préparés à assurer ces hautes responsabilités, car il n’est plus temps de découvrir son métier sur le tas, surtout en temps de crise. Il faut donc placer à ces postes des gens d’expérience qui ont fait déjà leurs preuves dans des circonstances difficiles et non des stagiaires ou des intérimaires !

Comprendre et ordonner

Il est d’autant plus difficile d’apprécier une situation qu’elle est complexe et qu’elle présente un caractère de gravité exceptionnel avec des milliers de vies en jeu.

Rappelons-nous l’empereur Napoléon qui, au milieu de ses troupes, parcourt le champ de bataille, observe le terrain, identifie le dispositif et les mouvements de l’ennemi. Il comprend vite la situation et décide de la manœuvre à effectuer. Il donne alors des ordres simples, clairs et brefs qui sont exécutés immédiatement.

Servi par une intelligence exceptionnelle, il rend tout cela possible par une préparation minutieuse et par un travail acharné effectué les jours précédents. Avant d’engager ses forces qu’il connaît parfaitement, il coordonne leur mise en place au bon endroit sur un terrain dont il a identifié les points clefs et au moment décisif en disposant toujours d’une réserve pour faire face à l’imprévu.

« La guerre est un art simple tout d’exécution ». À méditer !

La confiance

Aucun chef ne peut commander durablement sans la confiance et celle-ci se construit au quotidien, dès le premier jour de sa prise de fonction. Elle repose d’abord sur un comportement personnel et professionnel irréprochable, cohérent avec la fonction exercée et les responsabilités assumées. Elle ne peut s’épanouir que si l’ambition affichée comme les actions engagées servent exclusivement les intérêts supérieurs du pays ainsi que le bien commun et jamais les intérêts personnels.

Cela paraît une évidence et pourtant comment ne pas voir, aujourd’hui comme hier, des calculs malhonnêtes et des attitudes scandaleuses, qui discréditent tant de responsables pour avoir confondu leur intérêt personnel avec le service de la Nation dont ils avaient la charge. L’abnégation dont le chef fait preuve, ressentie par ceux qu’il commande, nourrit la confiance jusqu’au dévouement et parfois jusqu’au sacrifice de celui qui lui obéit.

La prise en compte du devoir d'état, par tous et à tous les niveaux de responsabilité, est indispensable au moment où les menaces, non seulement virales mais aussi terroristes et économiques, s'accumulent. C'est grâce à elle que la Nation arrivera à renforcer sa souveraineté et sa cohésion, à condition qu'elle ne baisse pas la garde dans le domaine de sa seule assurance-vie, la Défense.

ASAF

Quelle Europe après le Covid-19 ?

La crise pénible qui frappe le monde invite à la réflexion.

« Rien ne sera plus comme avant… » clament les responsables politiques en France et, sans doute, ailleurs.

Cependant très rapidement nous avons pu constater que la crise sanitaire fit démarrer une crise européenne sans précédent.

Quatre pays à l’origine de la construction européenne, se retrouvaient en situation de contentieux grave. La France et l’Italie confrontées à l’Allemagne et aux Pays-Bas.

Que s’est-il passé ? Quel pourrait être l’impact sur l’avenir de l’Europe ?

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Les propositions d’Emmanuel Macron de lancer un emprunt européen, les coronabonds destinés à soutenir les pays qui seront les plus économiquement frappés par la crise, se sont vues opposer une fin de non-recevoir.

Pire encore c’est avec une inadmissible brutalité que le ministre néerlandais des affaires étrangères, M. Wopke Hoekstra, réclama une commission d’enquête pour comprendre pourquoi les cigales du sud que sont l’Italie et l’Espagne ne disposaient pas de marges budgétaires pour affronter l’épidémie.

Qu’en est-il de la solidarité européenne si chère aux eurobéats ? Si cette Europe n’est pas capable d’entraide face à une crise sanitaire inattendue, qu’adviendrait-il à cette soi-disant Union en cas de crise diplomatique grave ? En cas de catastrophe naturelle grave ?

Le premier ministre portugais qualifia l’attitude de M. Hoekstra de « répugnante ». C’est courageux et digne. Pourtant son pays semble bien moins touché que l’Espagne, l’Italie et la France.

En fait ceux qui, aujourd’hui, se prennent pour les « fourmis du Nord » avaient déjà adopté une attitude identique au moment de l’effondrement économique de la Grèce qui comme l’Italie est à l’origine de notre civilisation. On aurait dû s’y attendre, les fourmis ne veulent pas mutualiser les emprunts. Pour elles c’est « à chacun sa … dette ! », même quand il s’agit d’une catastrophe à caractère humanitaire, et de plus bien peu prévisible.

Finalement on s’accordera sur le déblocage par la Banque Centrale Européenne de 540 milliards d’euros. Cela sembla sauver la situation mais les cigales devront rembourser et en euros, cette monnaie dont la valeur est une lourde charge pour leurs productions nationales…

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C’est, en fait, de véritables réflexes nationalistes qu’il s’agit quand l’Union Européenne se réveille aux réalités.

L’Allemagne d’Angela Merkel, les Pays-Bas de Mark Rutte ont trouvé des soutiens en Finlande, en Autriche, au Danemark. Mais ils avaient face à eux plus de dix pays européens dont les produits intérieurs bruts additionnés atteignent plus de 60% du PIB de l’Union.

Mais cette crise politique ne s’arrêta pas à ce grave incident. Le 16 mars, unilatéralement, l’Allemagne prit la décision de fermer ses frontières notamment avec la France. Il fallut, n’en doutons pas, bien des gesticulations diplomatiques pour que la frontière franco-allemande reste finalement ouverte aux flux de marchandises. C’est-à-dire partiellement.

Comme pour le traitement de la Grèce il y a dix ans, ce n’est pas la première fois que l’Allemagne prend des décisions en ignorant les intérêts de ses partenaires européens et trop souvent sans même consulter la France. Pourtant c’est de ce partenariat avec la France que l’Allemagne puise aussi son influence internationale.

Souvenons-nous du choix unilatéral de l’Allemagne d’abandonner l’énergie nucléaire en 2011 pour se tourner vers le gaz russe. Bien que 7 réacteurs nucléaires allemands produisent encore de l’électricité aujourd’hui, la république fédérale a relancé ses centrales à charbon qui polluent l’Europe.

Souvenons-nous aussi de sa décision d’accueillir plus d’un million de migrants depuis 2018 sans nous consulter. Ces arrivées constituèrent une intrusion bien peu contrôlée dans l’espace Schengen.

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N’ayons pas la mémoire courte, ne soyons pas naïfs. Ne cédons pas constamment à l’intérêt européen qui, avec cette crise, montre bien qu’il est avant tout économique et financier, du moins pour certains.

La France en investissant des milliards dans sa force de dissuasion, dans ses forces stationnées en Allemagne, dans son corps blindé et mécanisé pendant un demi-siècle de guerre froide a permis à l’Allemagne et aux Pays-Bas de s’enrichir avec des budgets militaires et un engagement stratégique pas toujours à la hauteur des enjeux d’alors.

Qu’ils ne viennent donc pas nous donner de leçons.

Qu’ils se rappellent de ces réactions populaires méfiantes envers cette Europe que nous propose les financiers et les eurobéats.

Le 29 mars 2005, 55% de l’électorat français vota contre la Constitution européenne, le signal fut fort.

Qu’importe on remplaça une Constitution incompréhensible par le traité de Lisbonne. On ne nous le refera pas deux fois.

Souvenons-nous du Brexit, confirmé en décembre dernier par 64% des Britanniques.

Quand nous voyons se répandre sur les réseaux sociaux des vidéos montrant de jeunes Italiens brûlant le drapeau européen au son de Fratelli d’Italia, pensons qu’une situation favorable à Mattéo Salvini entraînerait probablement un référendum de type Italexit…

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Cette terrible crise sanitaire impose de préparer notre pays autrement, de l’administrer différemment, nos dirigeants s’y sont engagés, nous jugerons sur pièce.

Souhaitons pour le pays que les dispositions qui seront prises seront les bonnes, et qu’elles seront entendues et surtout acceptées du Peuple Français. Il est permis d’en douter et de se méfier.

Quant à l’Europe, l’épidémie de Coronavirus fait apparaître une grave crise politique dont les médias parlent trop peu. Peut-être à cause des ambitions européennes et très personnelles du Président Macron…

On peut légitimement se poser la question de ce que deviendrait cette solidarité en cas de crise majeure à caractères diplomatique et militaire.

La solidarité européenne semble un leurre. L’accueil par l’Allemagne de quelques malades des états voisins ne suffira pas à faire oublier le traumatisme des coronabonds. Poutine, par ailleurs, fit politiquement mieux en envoyant des aides médicales importantes à l’Italie.

Il faudra revoir de toute urgence l’organisation de ce conglomérat mercantile de 27 pays et sa manière de gérer les crises qui s’annoncent.

A défaut de réformer l’Union Européenne, les peuples s’exprimeront et leurs réactions risquent d’être très violente.

En positivant, on pourrait se réjouir de voir se reconstituer un moment l’Union Latine si chère, un moment, à l’Empereur Napoléon III. La France défendant les intérêts italiens, espagnols et belges… et voir arriver le Portugal en soutien, c’est aussi un signal fort.

C’est peut-être cette perspective qui inquiète le Nord de l’Europe. Les positions récemment prises par les pays septentrionaux sont autant de tentatives de neutraliser celles qui émanent de leurs voisins latins.

C’est une stratégie d’accuser la prodigalité des cigales.

François Harari

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